‹ Contribution à l'étude de la Pathogénie et du traitement des états psychoneurasthéniquesChapitre 11 sur 33 · RETENU · texte numérisé non relu

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ci, de leur enchevêtrement qui rend à peu près impossible de déceler le primum movens.

S'il est, en effet, logique d'admettre que la fatigabilité de beaucoup de nos malades puisse être favorisée par l'irrigation moins active de leurs centres et de leurs organes, d’un autre côté, comme l’écrivent Bosc et Vedel : « Dans les cas de dépression nerveuse, « l’hypotension doit tenir à plusieurs causes, mais il « semble rationnel de penser que l’hypotonie vascu- « laire est suffisamment expliquée par l’asthénie du « système nerveux dans son ensemble qui touche à la < fois le tonus cardiaque et le tonus vasculaire ».

Sans vouloir entrer en détail dans l’étude des causes de l’hypotension et dans sa pathogénie, phénomènes encore bien obscurs, à en juger par les différents rapports présentés au Congrès de Montpellier en 1929, il serait peut-être intéressant de rappeler les problèmes qui se posent au sujet de la tension artérielle et des glandes endocrines (en particulier des glandes surrénales), Nous avons eu déjà, à plusieurs reprises, l’occasion d'attirer l’attention sur la fréquence des troubles endocriniens dans les'symptômes neurasthéniques. Or, les résultats de l’expérimentation et de l'observation clinique montrent qu’il est très vraisemblable d'admettre certains rapports précis entre les glandes endocrines et les variations pathologiques du tonus artériel et de la pression sanguine.

Ou pourrait en dire autant du sympathique qui, comme le fait remarquer Gaston Giraud, « demeure « seul, en dernière analyse, le grand maître du Sys- « tème angiotonique neuro-endocrinien, puisqu'il

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« agit sur les muscles lisses vaso-moteurs et qu’il commande la sécrétion adrénalinique.

La notion qui nous est chère de l’étroite dépendance et de la répercussion des symptômes neurasthéniques les uns sur les autres, se retrouve encore ici dans le retentissement des troubles digestifs sur la tension artérielle. Le sympathique abdominal peut être le

point de départ de réflexes circulatoires, dépresseurs généraux. Les ptosiques sont fréquemment des hypotendus, ils sont aussi des hypotoniques généraux; il en est de même des dilatés, des distendus, des aérogastriques, des aérocoliques, de certains constipés et stasiques, Les neurasthéniques sont toujours l’un ou l'autre, souvent l’un et l’autre.

Il faut ajouter l'influence toxique de produits d’origine alimentaire, incomplètement digérés, fermentés et putréfiés, en particulier les polypeptides ou protides plus ou moins complexes, insuffisamment attaqués par des sécrétions digestives déficientes ou laissés en circulation par un foie qui manque à sa fonction pexique (hypoprotéopexie alimentaire de Widal et Abrami). Ici le choc humoral momentané dû à ces résorbstions est bien connu (hémoclasie digestive de Widal, hypotension consécutive à l’absorption de la viande étudiée par Pagniez et Escalier).

Les produits toxiques de fermentation ou de putréfaction surtout d’origine protéique (histamine, cadavérine, etc) se formant au cours des stagnations digestives grâce à la stase intestinale, ont une action hypotensive, comme l’a montré Lœper en injectant des urines de sujets atteints de vertige intestinal.

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De plus, on sait que les troubles fonctionnels du foie — et ils existent d’une manière pour ainsi dire constante chez les neurasthéniques — s’accompagnent fréquemment d’hypotension artérielle. Ceci pourrait s'expliquer d’une part par l’insuffisance de l’action angiotonique du foie, soupçonnée par les cliniciens mais dont la preuve expérimentale est, il est vrai, loin d’être faite ,;— de l’autre, par son insuffisance pexique à l’égard des polypeptides alimentaires hypotensives.

d) Les troubles du sommeil. — La céphalée

Il est, d’abord, une catégorie de malades qui voudraient dormir constamment. Ceux-là ne vivent souvent que d’une manière très ralentie, leur activité cérébrale est si médiocre que l’on peut dire en vérité qu’ils restent du matin au soir dans un état intermédiaire entre la veille et le sommeil.

Cette réserve faite, il n’en faut pas moins compter avec la foule des névropathes vraiment insomniaques. Or, la privation de sommeil — outre qu’elle est toujours extrêmement pénible par le fait seul qu’elle amène un épuisement moral pendant ces heures écoulées comptant double pour ceux qui les endurent — devient une source d’intoxication susceptible d’avoir une répercussion extrêmement fâcheuse sur les différents appareils. Cette insomnie, comme tous les autres symptômes, entre dans le cercle vicieux, à la fois cause et conséquence d’autres troubles.

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