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apparurent, d'un côlé les symptômes de la crampe professionnelle et, de l'autre un grand nombre de signes de la maladie de Bright.
Lorsqu’en 1877, il reprit le télégraphe, toute la main fut le siège de crispations. Le pouce se crispail en adduction et en opposition, non seulement à l'occasion des attitudes lechniques, mais pour tous les mouvements et même pendant le sommeil. Apartir de ce moment, le pouce fut en contracture presque continue jusqu'en 1893. IL survint encore des mouvements cloniques du bras et de l'épaule. Le malade ne pouvait écrire que le coude au corps, la main en demi-supinalion et le porteplume tenu entre le médius et l'index.
Il consulla, en 1878, le docteur Onimus, qui le traila par les injections de strychnine et les courants allernatifs. En 1880, Vuipian le fit entrer à la Charilé, essaya les douches sur les reins, le bromure et fit appliquer un gros aimarlsur la nuque. En 1890, un traitement conseillé à la Salpêtrière, traitement psychique surtout, demeura également sans résultat. Il vit également, en 1893, le docteur Ballet, à Sainte-Anne, pril des douches, de la quinine, de l’iodure et garda le bras sans cesse enveloppé et serre dans un caoutchouc. Aucun de ces traitements n’amena la moindre modification de son état. Je le vis, en décembre 1893, pour sa surdité droite et son vertige, dont certains caractères me mirent aussitôt sur la piste du mal de Bright; je constatai chez lui un grand nombre de symptômes tels que : bruitde galop, tension artérielle exagérée, oligurie avec une faible quantité d'albumine, œdème des malléoles, de la face et des paupières, cryesthésie en botte, engourdissement facile dans l'immobililé, secousses violentes qui interrompent le sommeil, crampe des sous-mentonniers avec ou sans bâillement, troubles oculaires et auriculaires caractéristiques; torpeur intellectuelle et dépression morale, jointe à une surexcitation des réflexes. Tous ces troubles é'aient apparus consécutivement et après la variole. La crampe semble en avoir été le plus ancien et le plus constant.
Je le mis tout d'abord au régime lacté absolu et fus assez surpris de constater qu’en moins de huit jours, le pouce était légèrement dégagé et mobile, et qu'en quinze jours il S'Opposait à volonté à tous les autres doigts. Malgré le surmenage
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de cette époque de l’année, en février 1894, la main tenait correctement la plume et écrivait, lentement, mais sans trouble et sans fatigue, et, de ce côté, la guérison s'est maintenue complète jusqu’à ce jour. A deux reprises, une suspension du régime lacté fit revenir la crampe, qui disparut quand le malade fut remis au régime. J'adjoignis au traitement général, quand le laiteut fait ses preuves, des bains salins extrêmement chauds de tout l’avant-bras et de la main.
« La crampe professionnelle, ajoute le docteur
« Bonnier, est donc, en réalité, avant tout, sympto- «& matique de la maladie de Bright, et il serait inté- « ressant de rechercher dans quelles proportions les « crampes professionnelles, si fréquentes et souvent « si tenaces, comme celle-ci, céderaient à un traite- « ment symptomatique, justifié par la recherche, « souvent négligée, de l’état brightique, dont elles « semblent pouvoir, d'ailleurs, être le premieret, « pendant longtemps, l'unique symptôme ».