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celles que nous venons de. rapporter. Ici encore, nous avons eu ï
affaire à un blessé entré à l’ hôpital pour une fracture de Lex trémité inférieure du radius et du cubitus. Fo Rate Maloré les pansements antiseptiques les plus rigoureux, la température s'élève à 89° et l'avant-bras enfle en donnant des. | signes de gangrène septique. |
On ampute le bras : la température, redescend. à 36° 2 et ne
évolue autour de Ja normale jusqu’au 47 avril. | Le 17, le tétanos éclate, il évolue. Injections de sérum. «Rien 2) n sf ui le 20. avril le malade meurt. ea ot
ConcLustons. — De ces faits, nous concluerons avec M. Verneuil, que la coïncidence chez l’homme de la septicémie gangréneuse et du tétanos résulte de l'introduction simultanée du vibrion septique de M. Pasteur et du bacille de Nicolaïer, que l’on trouve réunis dans la terre cultivée :
Que les deux affections évoluent côte à be sans paraître
a: influencer, puisque la suppuration n ‘empêche pas l'éclosion de la deuxième ; d’où il y aurait association morbide pure et simple.
Et nous ajouter ons : non seulement ces faits sont en faveur
de l'origine tellurique du tétanos, mais ils peuvent encore appuyer la théorie de Courmont et Doyon, pour lesquels ce ne. sont pas les toxines tétaniques qui sont dangereuses, mais
bien les pr oduits secondaires engendrés par leur contact avec les humeurs de l'organisme. pÉHÉtL ES
En effet, le bacille de Nicolaïer, ne se diffusant pas, restant
localisé au niveau de la blessure, si on supprime le membre dans le cas de gangrène septique, on fait disparaître du même coup le bacille. Mais, ses produits restent et, entraînés par l’absorption au niveau de la plaie, ils vont au loin produire
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leurs ravages au bout d’une durée variable et dépendant probablement de deux facteurs :
1° Du temps nécessaire à l'élaboration par l'organisme, sous l'influence des produits de sécrétion du microbe, du poison tétanique.
2° Des sujets dont les idiosyncrasies sont évidemment variables pour le tétanos comme pour les autres affections.
En résumé, dans le cas que nous rapportons — Obs, V — la mort est le fait du tétanos, puisque nous voyons celui-ci éclater quand les phénomènes septiques ont disparu et que la plaie opératoire de l'intervention a été cicatrisée.