RES TEN ES
Trois fois l’albumine manquait au moment du paroxysme, et n'est apparue que postérieurement (obs. XI, XII: XV).
Deux fois enfin l’albuminurie n’a paru à aucun moment au Cours des accidents, d’ailleurs relativement bénins (obs. XIIL et XVD).
Il nous à paru intéressant de comparer la fréquence du symptôme albuminurie dans les cas d'hémorragie rétroplacentaire et dans les cas d’éclampsie. Un hasard heureux veut que 17 cas d’éclampsie aient été observés dans les mêmes services au cours des mêmes années; l’existence préalable de l’albuminurie est notée 5 fois, des signes d’éclampsisme 3 fois, & fois les femmes sont arrivées dans les services sans avoit subi aucun examen préalable, 4 fois l’albuminurie a manqué complètement.
Il semble, par conséquent, que l’albuminurie ait été sensiblement plus fréquente à la période prééclamptique qu'à la période préhémorragique.
Quant aux signes incontestables d'intoxication sur lesquels le Professeur Couvelaire et Portes ont justement attiré l’attention des accoucheurs contemporains, nous les avons retrouvés nettement dans les formes graves à évolutions prolongées, mais surtout à la période terminale.
A la période initiale, les signes d’anémie dominent le tableau clinique. Dans un certain nombre d'observations, le facies toxique, gris, plombé, se substitue progressivement au facies décoloré des hémorragiques, et nous renverserions pour notre part les termes de la conclusion VI de la thèse de Hordern, « cependant nous croyons qu'il faut insister encore plus qu'on ne l’a fait ces dernières années sur la prédominance des signes d'intoxication sur les signes d’hémorragie, du moins au début des accidents ».
Nous pensons, au contraire, que Îles signes d'hémorragie précèdent les signes d'intoxication.
Enfin, contre la pathogénie toxique des accidents hémorragiques, 11 y à ce fait sur lequel Marc Rivière a insisté à plusieurs reprises : c'est l'impuissance habituelle du régime
hypotoxique à prévenir l’éclosion du syndrome, alors qu'il met généralement à l’abri de l’éclampsie convulsive.
b) HÉMORRAGIE RÉTROPLACENTAIRE DUE A UNE ENDOMÉTRITE.
Cette hypothèse pathogénique, proposée par Metzger pour expliquer les formes mineures de l’hémorragie rétroplacentaire, résiste assez mal à la confrontation que nous lui imposons avec les faits relevés. à
Sur 6 cas bénins, nous relevons 4 fois au moins une hypertension considérable (Mx, 25; Mn, 13, obs. XI; pression efficace de 13, obs. XIV; Mx, 18; Mn, 10,5, obs. XV; Mx, 20; Mn, 11,5, obs. XVI); cette hypertension paraît difficilement explicable par une endométrite préexistante.
On peut cependant admettre que l’endométrite, en favorisant une nidation moins profonde de l’œuf, puisse jouer un rôle adjuvant dans le mécanisme du décollement placentaire sous l'influence d’un minime coup d’hypertension.
€) HÉMORRAGIE RÉTROPLACENTAIRE, ACCIDENTS MÉCANIQUES LIÉS A L'HYPERTENSION.
Le décollement placentaire serait la conséquence directe d’un brusque coup d’hypertension; cette théorie pathogénique, déjà mise en avant par Wallich, par Portes, puis plus récemment par Balard et par le Professeur Andérodias, rendelle compte, comme le veut Rivière, de tous les cas d’hémorragie rétroplacentaire, depuis les plus bénins jusqu'aux plus graves, Jusqu'au grand syndrome d’apoplexie interutéroplacentaire ?
Mesurée 14 fois au cours même des accidents ou dans les jours qui les ont suivis, la tension artérielle s’est montrée 7 Tois très supérieure à la normale. Cette hypertension, selon les cas, intéressait tantôt toutes les valeurs oscillométriques, tantôt la pression efficace et la minima (obs. XIV).
Deux fois l'hypertension précédait de longue date les accidents hémorragiques; il s'agissait dans les deux cas de brigh-