‹ Contribution à l'étude de la pathologie vésiculaire dans l'amibiaseChapitre 29 sur 31 · V. — LA NEUROTONIE BILIAIRE · texte numérisé non relu

V. — LA NEUROTONIE BILIAIRE

De nombreux travaux ont insisté sur les troubles

neuro-végétatifs au cours de l’amibiase. KRIEFF [32],

dans une thèse récente inspirée par CATTAN, a tout particulièrement insisté sur les troubles cardiaques d'origine neuro-végétative au cours de l’amibiase.

De même l'étude de M. MOLINIER [33] sur les

aspects cliniques de l’amibiase en France.

Il n’est qu’à se reporter enfin à l'important travail de BLANC et SIGUIER [13] pour voir une étude d’en-

dr. ti CA

semble de ces phénomènes de répercussivité à distance qui, quoique pouvant apparaître dans les amibiases récentes, sont surtout l'apanage des formes chroniques. Ces entéro-névrites peuvent d’ailleurs ne pas céder à la guérison du foyer colique initiale. JUSTIN-BESANÇON et CACHERA [34], étudiant les réactions à distance au cours des colites, ont montré que les phénomènes réflexes interviennent dans toutes les réactions digestives, hépatiques ou cardio-vasculaires, et parmi les facteurs réflexogènes ils insistent sur le rôle de la distension et du spasme du côlon.

Il ne faut pas négliger enfin l’état constitutionnel du système nerveux central et la réceptivité plus ou moins grande aux sensations douloureuses des centres thalamiques. À ce sujet, il faut rappeler le syndrome d’hyperesthésie biliaire étudié par Guy ALBOT [38] et ses collaborateurs. Celle-ci coïncide souvent avec des troubles neuro-végétatifs.

En fait, si un schéma satisfait toujours l'esprit, dans la réalité il me semble difficile de dissocier les

différents facteurs, troubles colitiques, allergie biliaire,

troubles du sphincter d'Oddi, neurotonie biliaire.

L’étiologie des troubles vésiculaires chez les amibiens est complexe.

Il existe primitivement une colite chronique, à l’origine d'’irritations nerveuses continuellement renouvelées, jointes à un processus infectieux, elles finiraient par constituer une altération permanente des nerfs. La répétition des « stress », selon la théorie de SELYE,

aboutissant alors à un stade d’épuisement de l'orga-

nisme correspondant aux symptômes cliniques que nous avons décrits. |

Quant au diagnostic de cholécystite amibienne vraie, il ne doit être porté qu'avec la plus extrême réserve,

, me le syndrome de dyspepsie biliaire que nous avons décrit

par contre nous semble relativement fréquent.

Enfin il convient d’insister sur l'importance que

revêt le fait que parfois des troubles de la sphère vésiculaire, d'apparence isolés, seront les seules mani-

festations d’une amibiase latente nie il faudra savoir à

alors systématiquement Re ie

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