DIAGNOSTIC
Ce que nous venons dire laisse supposer que le diagnostic est le plus souvent fort difficile, et nous rappellerons l’erreur commise par Spencer Wells qui croyant être en présence d’un kyste de l'ovaire, fit une laparotomie, constata une péritonite tuberculeuse, referma l’abdomen et quérit ainsi sa malade. Les cas de ce genre sont fréquents, peut-être, et nous en avons vus plusieurs.
Une première erreur, facile à réparer d’ailleurs, consiste à prendre pour une rétention d’urine le kyste suspubien que nous avons signalé.
Un simple cathétérisme lèvera tous les doutes.
Les collections purulentes de la cavité de Retzius sont d'autant plus difficiles à distinguer de la péri-annexite, qu’elles succèdent aussi chez la femme aux affections utérines ou péri-utérines. Néanmoins, les troubles urinaires qui font défaut dans la péritonite que nous décrivons, sont la règle dans les phlegmons de l’espace prévésical. En outre, la fièvre est intense,
il y a dès le début un violent frisson, une douleur
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très aiguë empêchant toute exploration, (DIRMELENCE n’est pas de ce cortège bruyant que s’accompagne la péri-annexite tuberculeuse.
L’hématocèle rétro-utérine débute aussi bruyamment ; il y a des frissons successifs qui coïncident avec une augmentation de volume rapide de la tumeur, de plus on constatera tous les signes d’une hémorrhagie interne * pâleur, lypothimies, syncopes, qu’on n’observe pas dans la péri-annexite.
Les corps fibreux de lutérus s’accompagnent parfois d’adhérences, d’hémorrhagies répétées entraînant la cachexie... Qu’on examine alors les écoulements vaginaux des malades, et on n’y trouvera pas les bacilles caractéristiques de l’affection tuberculeuse.
Nous mentionnerons simplement la grossesse extra-utérine, dont le diagnostic est parfois fort difficile, mais qui a pour elle trois signes importants : suppression des règles, ramollissement du col, augmentation de volume de l’utérus. Quant au kyste de l'ovaire, il est le plus souvent indolent, la fièvre est nulle, la peau de l’abdomen est vergeturée, distendue et sillonnée de veines bleuâtres, et ces signes ne s’observent pas dans la périannexite, mais le diagnostic entre ces deux affections, surtout quand le kyste de l’ovaire s'accompagne de fièvre hectique, est fort délicat. |
En résumé, le diagnostic de la péri-annexite tuberculeuse n’est pas toujours aisé, mais il repose sur deux
faits qui sont pathognomoniques : la constatation des qgra-