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Osservarion XII (Traube}.: "4 + 1:
. Nous ne pouvons en donner seulement qu’un résumé, malgré. son intérêt, il nous a été impossible de trouver l'indication bibliographique (Gesammelte Abhandlingen). : S
Un jeune homme est atteint de périméningite à la suite d’un refroidissement. Après l'apparition et l’ouvertured’un abcès survenu à gauche des vertèbres lombaires on vit les symptômes
s'atténuer très sensiblement.
OgsEervaTion XIII
Elle appartient à Müller, elle a été publiée par lui (Péripachyminingitis spinalis, inaugural Dissert. Konigsberg, mars 1868).
N'ayant pu avoir cet écrit entre les mains, nous relatons seulement qu’il s’agit d’une tumeur sarcomateuse du médiastin ayant été le point de départ d’une suppuration du tissu sous pleural attei-
gnant consécutivement le tissu cellulaire péri-méningé.
OBsERvATION XIV
Elle est due à Leyden et publiée dans son livre sur les maladies de méninges rachidiennes. Nous la résumons.
M. L..., journalière, 48 ans, sans antécédents morbides, entre à la Clinique de Strasbourg, lé 26 novembre 1872. Elle se plain‘ d’avoir présenté au mois d'août une tumeur dans l’aine, grosse comme un œuf de poule. Elle fut obligée de garder le lit. Un. médecin appelé, incise celte tumeur qui après avoir 1aissé échap-
per du pus louable se cicatrise.
C'est depuis que la malade se plaint dans les jambes de dou leurs qui rendent la marche impossible et qui nécessitent son entrée à l'hôpital. DES
A la clinique, ces douleurs vont augmentant, la température est de 38°,5 et le pouls bat en moyenne 100 pulsations. On prescrit 1 gramme d’iodure de potassium et des frictions d’onguent mereuriel. *” | | ré
Peu à peu on note de l’amélioration, les douleurs disparaissent ; les membres inférieurs recouvrent peu à peuleur intégrité. On ordonne la liqueur deFowler, la malade guérit.
Leyden pense qu'il s’agit d’une périmémngite secondaire à l’abcès de l’aine, périméningite ayant heureusement évolué.
OBsERTATION XV
I s'agit d’un cas observé par Mankopf : une périméningite aiguë découverte à l’autopsie aurait succédé à une angine phlegmoneuse maligne (angine de Ludwig).
OBsERvATION X VI
Publiée par le professeur Lewitzky, de Varsovie, dans la Revue | clinique de Berlin (A8T7).
IL s’agit d’un journalier robuste, âgé de 44 ans, qui le 13 janvier 1876, est pris de douleurs aiguës dans les membresinférieurs et bientôt d'absolue impossibilité de les mouvoir. La paraplégie devient bientôt complète. La température monte à 40° et le malade-meurt.
A Pautopsie, on trouve au niveau de l'extrémité inferieure de la ‘colonne vertébrale, la dure-mère baïgnant dans un pus bouable,
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-Ossenvarion XVII
Observationrecueillie par MM. Lemoine et Lannoïi, médecins aides majors à l’hôpital militaire de la Charité de Lyon, publiée dans la Revue de médecine, année 1882, p. 535.
qe François, 22 ans, soldat à la 7° compagnie d'ouvriers d’artillerie, entre le 7 septembre 1881, dans le service de M. le professeur Paulet, salle 10, lit 2: C'est un homme robuste, sans aucun antécédent morbide, héréditaire ni personnel.
Le samedi 4 septembre, cet homme était occupé à décharger des sacs de biscuit : il était monté sur la roue de la voiture lorsque les chevaux s'étant légèrement avancés, il perdit l'équilibre, fit sur lui-même un mouvement de rotation à gauche et tomba sur la paume des mains: la poitrine portant sur le sac qu'il venait de jeter à terre. |
Se relevant aussitôt, G.. ne sentit aucun malet rentra au quartier où il fit son service comme à l’ordinaire.
Le lendemain dimanche 5 septembre, cet homme sort toute la Journée, mais dans la soirée éprouva un certain malaise, qu’il ne peut déñnir et monte se coucher. Il ne peut dormir. Le lundi il va à la visite se plaignant d’une douleur dans le dos et d’un peut de fatigue, pas d’autre symptôme, pas de fièvre, Repôs à la Chambre. AS
Le mardi, son billet est signé pour entrer à l'hôpital. La nuit du mardi au mercredi est mauvaise, cet homme éprouve de la difficuité à respirer. Des inhalations d’éther le soulagent un peu: Un peu de fourmillements dans les jambes, aucun autre symptôme.
Le mercredi 7 septembre, il vient de l'arsenal à l'hôpital à pied:
(plus de { kilomètre) sans difficulté. La journée se passe tran-:
quillement, petits frissons cependant de temps en temps. Le soir 5] mange comme à l'ordinaire et se couche à huit heures. A d'x heures, le malade s’aperçoit qu’il ne peut plus remuer les jambes et se p'aint de dyspnée. Une application de vingt ventouses sèches sur la poitrine lui procure beaucoup de soulagement.
Jeudi ma.in, 8 septembre, à la visite, on trouve ce malade avec une paraplégie complète ; il lui est absolument impossible de remuer ses jambes, et si on les soulève au-dessus du lit et qu’on les absndonne, elles retombent lourdement. Pas de contracture. La paralysie n'est pas limitée aux membres inférieurs, on s’aperçoit en effet que le malade parle d’une façon entrecoupée, s’arretant toutes les fois qu’il fait une respiration. [l y a en même temps une légère dyspnée et le malade ne semble respirer que par le diaphragme ; encore le jeu de ce muscle est-il gâté un peu par le ballonnement du ventre.
Les membres supérieurs ont conservé toute leur force et tous leurs mouvements, il peut serrer vigoureusement la main aussi bien d’un côté que d'un autre. Le malade ne peut se mouvoir dans son lit ce qui n’est pas dû seulement à la paraplégie, mais aussi à ce fait que le moindre mouvement détermine une douleur intense nettement limitée au niveau de la première et de la seconde vertèbre dorsale.
Cette douleur est également réveillée par la pression, mais :! n’existe à ce niveau ni déformation ni mobilité anormale, Pas d’autres points douloureux le long de la colonne vertébrale.
La sensibilité est complètement abolie dans toute la partie inférieure du corps. L’anesthésie remonte jusqu’au niveau d’une ligne circulaire qui passerait par les mamelons.
Il y a aussi de l’analgésie et de la dermo-anesthésie dans toute cette étendue. à
Meslier 9
pou
La sensibilité réflexe a disparu. Le reflexe patellaire fait défaut à droite ; en chatouï'lant la plante du pied gauche on détermine, on obtient une contraction réflexe à peine accusée dans les mem= bres de la cuisse.
Dans les deux membres inférieurs, on constate des tremblements fibrillaires surtout dars le triceps. Aux bras, légers soubresauts des tendons. Comme trouble subjectif, le malade se plaint d’une sensation de chaleur intense dans toute la partie du tronc située au-dessous de la zône anesthésiée, cette sensation est surtout pénible sous les deux aisselles où il existe de l’insensibilité à la température ; une compresse imbibée d’eau froide n’est nullement sentie. Aucune sensation anormale, ni fourmillements, r' douleurs, etc., dans les parties paralysées.
On remarque enfin que la face est congestionnée du côté droit ; il en est de même de la conjonctive oculaire. De ce même côté la pupille est plus petite qu’à gauche, il y a un léger degré de ptosis et de strabisme interne. Il y a une rétention d’urine complète, le malade n’a pas uriné la veille et n’en éprouve pas le besoin. La vessie est distendue, on retire au moyen d’une sonde environ 1100 grammes d’urine claire, de couleur normale qui ne contient ni albumine ni sang. La verge-esl dans une demi-érection, il ya en même temps une rétention des matières fécales, le malade n’ayant pas été à la selle depuis l'accident. Pas de vomissements. Pas de troubles de l'intelligence, le malade raconte parfaitement son histoire.
Rien à noter du côté du cœur et des poumons.
À cause de la sensation de chaleur sous les aisselles, indiqaée par le malade, on prend à la fois la température axillaire et rectale et l’on trouve :
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Prescription. — Eau de Sedlitz deux verres. Trente ventouses sèches sur la paroi thoracique en arrière. Le 8 au soir pas de changement notable, n’a pas été à la selle. Lavement purgatif.
eh: 407
Températures locales. — Cuisse droite: 380,4 ; bras droit: 370,1, cuisse gauche 30°,7 ; bras gauche : 36°,8. Respiration : 29, pouls: 90.
Le 9 septembre. — Le malade a eu un vomissement bilieux. Les purgatifs n’ont produit aucun effet, il sent le besoin d’uriner mais la miction est imposs‘ble. On le sonde et on obtient une urine claire, de couleur normale. Pas d'albumine, pas de sang.
Une pilule d’huile de croton.
A trois heures une selle peu abondante.
Urine normale obtenue par la sonde. Le malade a la tête couchée sur la face droite et ne peut quitter celte position sans éprouver des douleurs toujours au niveau de la première et de la deuxième vertèbre dorsale; frissons très fréquents. La ligne qui limite l’anesthésie passe actuellement à 5 centimètres audessus des mamelons.
Il accuse maintenant des douleurs dans les bras qu’il trouve lourds. Diminution de forces considérable dans les membres supérieurs, qui jusque-là étaient restés complètement indemnes.
Le malade se plaint aussi d’éprouver des contractions douloureuses dans les cuisses. Même dyspaée, quelques râles dans la PPoNmue rt 40, À." 800,0 TS AS"P..7"590,
Températures locales. — Face interne des cuisses à gauche, 380,8 ; à droite : 39°,4 ; face interne des bras à gauche : 370,6 ; à droite : 370,8, respiration 22, pouls 90.
Le 10 septembre. — Mêmes douleurs dans’le bras, que le
malade rapporte à une sensation de brülure intense. Les forces ne sont pas plus diminuées qu'hier. En chatouillant la plante des pieds du côté gauche, on n’obtient plus le mouvement réflexe obtenu avant-hier.
La pression des couvertures a déterminé des pblyctènes aux deux.gros orteils.
Rougeur au talon, aux fesses, au sacrum. On lui met un cerceau et on le place sur un matelas à eau.
MP 90e TA TG 090782 AD: 120800.
Températures locales. — Cuisse gauche : 370,9, bras gauche : 37°, cuisse droite : 37°, bras droit : 36°,7. Respiration : 20, pouls : 90. |
Urines un peu troubles, ammoniacales. Pas d’albumine, pas de Sang.
Soir. Même état. Aucun nouveau phénomène. T. R. 390,2. T. À. 38,5. T. A. D. : 38°,7. Cuisse gauche : 870,5 ; bras gauche : 37°,6 : cuisse droite : 360,7 ; bras droit : 370,3.
Respiration 22, pouls : 96.
Urine des 24 heures : 2300 grammes.
Le 11 septembre matin. — Congestion des deux congestives oculaires, le ptosis n'existe plus.
Les deux pupilles sont maintenant égales et rontiractées.
Paresse presque complète des deux bras. Pas de contracture. Il ne peut bouger la tête qui maintenant est droite. La douleur qu’il ressent toujours au même niveau est la seule cause de cette immobuité” TR :-980,7, Dr AseG. 18892427." AD, 15826, Cuisse gauche : 37°,5 ; cuisse droite : 37°,8 ; bras gauche : 370,7, bras droit : 38°,
Respiration : 25 ; pouls : 80.
La dyspnée est plus intense.
Soir, T. R.:360,4T, A.-B.: 360. T. A..D.: 36°; cuisse gauche : 34°; bras gauche : 35°,5 ; cuisse droite : 34°, bras droit : 35.
Respiration : 20, pouls : 50.
Le malade peut à peine parler. Pupilles très contractées, l’instillation d’une certaine quantité d’atropine ne réussit pas assez à les dilater pour permettre l'examen de la rétine.
On a analysé aujourd’hui ses urines. Pas d’albumine, pas de sucre, pas de sang. Biphosphate de soude: 1 gramme 92 par litre.
Quantité d’urine en 24 heures: 1900 grammes.
Le 12 septembre, — La face commence à se cyanoser.
Râles sibilants et ronflants dans la poitrine.
Refroidissement de tout le corps. Le malade conserve cependant toute sa connaissance et répond difficilement mais correctement à ce que nous lui demandons, il n’a aucune notion de la gra vité de sa situation.
Paralysie presque complète des membres supérieurs. T. R: 310,9.
Pour les autres températures, surtout les axillaires, la température ne peut monter à 29°, limite minimum du thermomètre.
Pouls filiforme ; peut cependant se compter : 57.
Respiration 24. L'inspiration exclusivement diaphragmatique se fait en deux temps.
Soir. — Le malade est un peu moins assoupi.
Sensibilité encore un peu conservée aux membres supérieurs. L’anesthésie du tronc remonte environ à 10 centimètres au-dessus de la ligne mammaire.
Toujours rétention d’urine et constipation opiniâtre. T. R.: 31°,4.
Respiration: 34; pouls : 48.
No
Le malade a toujours sa convaissence, et prononce quelques mo's entrecoupés, mais très compréhensibles.
Le 13 septembre. — Mort à cinq heures du matin.
T. R. puis un quart d'heure avant la mort: 329,8; T. A.: 390,
Autopsie. — Faite 24 heures après la mort.
En'èvement de la colonne vertébrale depuis l’atlas jusqu’à la première lombaire. Pendant cette opération, on voit sourdre du pus du trou de conjugaison situé entre la première et la deuxième vertèbre dorsale. Pas de luxation. Pas de fractures des apophyses épineuses. Les apophyses transverses et articr'aires, les lames et les corps vertébraux sont sains.
On ouvre le canal rachidien, par la face postérieure et on trouve un épanchement purulent abondant dans la cavité rachidienne et hors des méninges. Cet épanchement s’étead depuis la septième cervicale jusqu’à la huitième dorsale environ, mais :l est surlout abondant au niveau de la deuxième et de la troisième vertébre dorsale.
Pas de vascularisation, ni trace d’inflammation à la face externe des méninges. On incise la dure-mère longitud'naleme rt par
la partie postérieure, pas de pus, pas d’épanchement sang: in, deux petites plaques d'apparence laiteuse sur la pie-mère, à la