CHAPITRE Il
Etiologie.
La périméningite aiguë a été très rare en comparaison des méningites aiguës rachidiennes. Aussi, peu nombreuses sont les observations; puisque dans l’espace d’un demi siècle nous n’avons pu en réunir qu’une quinzaine de veritables. Peut-être quelques cas passent-ils inaperçus, on croit inutile à l’autopsie d'ouvrir le canal rachidien ; d’ailleurs, si l’on n’a pas étudié avec quelque soin son malade, l'attention peut même n’avoir pas été attirée du côté de la moelle.
Cette affection atteint plus particulièrement les adultes d’une constitution robuste. Elle évolue le plus souvent entre 20 et 830 ans, c’est-à-dire, au moment où l'individu possède la plénitude de ses forces et se livre aux travaux fatigants. C’est donc une affection de l’âge adulte se rencontrant bien plus fréquemment chez l’homme que chez la femme, dans la proportion de 8 sur 10.
La condition sociale des malades à son importance, d'ordinaire ce sont des journaliers, des constructeurs de machiues, des soldats qui sont atteints : à la suite d’une chute d’un traumatisme de la colonne vertébrale, d'une fatigue,
d'un refroidissement le plus souvent parfois sans cause déterminée la périméningite aiguë apparaît. Quelles sont les causes qui l’ont fait naître.
Autrefois, on ne croyait guère à la périméningite aiguë spontanée, pour les auteurs elle était toujours secondaire. Si nous nous en tenions aux idées de Leyden nous ferions rentrer sous quatre chefs les causes de cette affection.
I. — « Le point de départ est une maladie des vertèbres (carie) lorsque le pus ne trouve pas d’issue à l'extérieur,
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« il s’écoule par le canal rachidien; il pénètre alors, soit « par derrière, soit par le côté dans l’espace compris entre « le canal osseux et l’étui que forme la dure-mère, entoure « cette méninge sous forme d'infiltration purulente cir- « conscrite, annulaire, du tissu cellulo-graisseux et com- « prime ainsi la moelle. Cette forme de péripachyménin- « gite a été décrite ; ily en a des exemples donnés par « Leyden. Elle est compliquée de carie des vertèbres et « les symptômes de cette dernère maladie prédominent.
IT. — « Une autre cause peut être le décubitus, lorsque « ce dernier s’est étendu jusqu'au sacrum et a amené « l'ouverture de la partie inférieure du canal rachidien. « Les exemples en sont rares, cependant Duchek (1) en a « cité un. |
TI € Ifaut rapprocher de ces cas une observation « très remarquable parue dans le journal anglais Za Lancet « en 1862 : un séquestre s’était formé dans une vertèbre à « la suite d’une nécrose, la suppuration dénuda les ménin-