‹ Contribution à l'étude de la périméningite aiguëChapitre 7 sur 26 · Prager Vierteljahrschrift, 1853. Band I, p · texte numérisé non relu

Prager Vierteljahrschrift, 1853. Band I, p

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« ges qui plus tard s’ulcérèrent et se perforèrent de sorte « quela moelle elle-même formait le fond de l’abcès. Un « cas d'Ollivier présente des analogies avec le précédent : « une ulcération syphilitique du pharynx avait détruit les « vertèbres et ouvert le canal rachidien.

IV. — «Des faits bien plus intéressants encore sont « ceux dans lesquels la cause n'est plus une maladie des « vertèbres mais bien une énflammalion phlegmoneuse du « tissu cellulaire situé au dehors du canal vertébral, les « produits de suppuration font alors accidentellement « issue dans le rachis par les trous de conjugaison; cette « marche à été notée par Traube (1) et Mannkopf (2). Dans « le cas de Mannkopf le début a été une angine phlegmo- « neuse maligne (angine de Ludwig) ; dans celui de Traube « une suppuration du psoas ,; dans le cas de Nüller le point « de départ à été une production sarcomateuse située dans « le tissu cellulaire sous-pleural et qui avait pénétré par « les trous de conjugaison dans le tissu cellulaire périmé- « ningé.

Cette classification indiquée par Leyden ne nous satisfait pas entièrement. Plusieurs de ses divisions ne pourraient-elles pas rentrer les unes dans les autres? Ainsi la première et la troisième, l’une ayant pour titre maladie des vertèbres, carie, l’autre comprenant la nécrose des vertèbres ne devraient-elles pas former une seule classe ; il en est de même de la deuxième et de la quatrième : {e decubitus acutus et les abcès longeant la colonne osseuse ne

1. Traube, Beitrage, etc. Berlin, pages 1039-1044. 2. Berliner Klinischeschrift, 1864, n. 4 et sq. Meslier 8

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suivent-ils pas la même marche pour pénétrer dans l’intérieur du canal rachidien. Ainsi la classification de Leyden se réduirait tout au plus à deux chapitres.

Le premier: Périméningites consécutives aux maladies osseuses de la colonne vertébrale.

Le second : Périméningites consécutives aux abcès chauds avoisinant la tige osseuse. |

Et encore nous n’admettrions que sous réserves le premier ordre de faits ; il appartient plutôt à l’histoire de la tuberculose vertébrale, aux abcès froids, aux maladies chroniques. En tous cas il participe plus du processus de la périméningite chronique qui dans certains cas peut évoluer d’une façon rapide, et il n’a rien à voir à l’histoire des périméningites aiguës. Aussi la laisserons-nous de côté.

Cette discussion nous à montré que l’inflammation n’était née, dans aucun cas, spontanément dans le tissu cellulo-graisseux qui unit la dure-mère aux vertèbres, mais qui s’y était développée, secondairement, par propagation. En général, ce serait une suppuration du tissu cellulaire ou des muscles environnant la colonne vertébrale qui lui aurait donné naissance (abcès du psoas, des muscles spinaux, du tissu cellulaire pelvien, abcès sous-pleuraux). Pourtant les collections purulentes peuvent être situées à une plus ou moins grande distance; tels sont les cas de Mannkopf (angine de Ludwig), de Leyden, suppuration de l’épine iliaque antéro-supérieure. Jusqu'ici nous avions compris que le pus proche de la colonne vertébrale put pénétrer dans l’intérieur du canal; il n’est pas toujours facile de le prouver? Les suppurations de voisinage sont

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