II. — Indications
Par définition, la périnéorraphie secondaire précoce est la suture de la plaie en pleine évolution de bourgeonnement faite parce que la suture immédiate n’a pas tenu, ou qu'elle n'a pu être pratiquée. Nous avons ainsi, en résumé, Jes deux grands groupes d'indications de l’opération.
a) Les contre-indicalions de la suture immédiate sont, en réalité, très rares. À part quelques cas d’espèce, peu fréquents, tels que l'infection, l’œdème du conduit génital, les néo-lormations vulvaires, la suture immédiate doit être systématiquement pratiquée.
b) Les insuccès de la périnéorraphie immédiate constituent les véritables indications de la périnéorraphie secondaire précoce. Ils tiennent à l'opérateur, au milieu et aux soins consécutifs
— À l'opéraleur : si la technique employée est mauvaise, en particulier si les sutures n'intéressent que trop peu de tissus ou si les précautions aseptiques ne sont pas rigoureusement observées.
— Au milieu : selon que la femme est grasse, avec un périnée friable par manque de souplesse, et dont la réparation est rendue dillicile parce que le tissu graisseux interposé entre la peau et la couche musculaire est d’une vitalité faible, ou, au contraire, si la femme est maigre, à vulve étroite et peu étollée, avec un périnée se réparant mal, les tissus
ee e—
manquant d’élasticité. Par ailleurs, le mode de déchirure a son importance : déchirure avec lambeaux séparés, épisiotomie trop latéralisée, etc. En dernier lieu, les infections chroniques du tractus génital peuvent s'ajouter aux causes précédentes.
— Aux soins consécutifs : ils doivent, comme en chirurgie, être rigoureusement observés et comporter l’asepsie Ja plus parfaite.