‹ Contribution à l'étude de la Périnéorraphie secondaire précoceChapitre 8 sur 28 · II. — Conséquences · texte numérisé non relu

II. — Conséquences

I est aisé de concevoir qu'un tel état de choses ‘est gros

de conséquences. Elles sont immédiates ou tardives.

a) Les conséquences immédiates sont l’hémorragie, l'infection et l'incontinence des matières

— L'hémorragie, qui est bénigne lorsqu'elle est due uniquement à la rupture des tissus, peut ‘devenir grave lorsqu'elle intéresse les veines variqueuses de la vulve ou les hémorroïdes.

— L'infection de la plaie anfractueuse, qui se trouve à un carrefour particulièrement septique entre le vagin et l'anus, risque d'être très grave et de servir de point de départ à une infection puerpérale, toujours redoutable.

— L'incontinence des matières, enfin, avec tout son cortège de misères, entraîne une infirmité déplorable, dont le retentissement moral peut être considérable.

b) Les conséquences tardives sont le prolapsus génital el l'infection secondaire.

— Le prolapsus génital peut intéresser les parois vaginales. Si la paroi antérieure seule est atteinte, on a affaire à un cystocèle; si c’est la postérieure, c’est un rectocèle. Un stade de plus, et c’est le prolapsus utérin. Il se fait soit un allongement hypertrophique, soit une extériorisation (de l'utérus €t prolapsus complet. Le col est alors soumis à des irritations ou des traumatismes continuels.

— Àl s'infecte, et c'est le point de départ d'endométrites tenaces et rebelles, avec la riche Symplomatologie qui leur est propre.

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