‹ Contribution à l'étude de la périnéorrhaphie :méthode de Voss-TaitChapitre 10 sur 19 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

DE LA PÉRINÉORRHAPHIE TARDIVE DANS LES DÉCHIRURES COMPLÈTES SANS DÉCHIRURE DE LA CLOISON. DANS LES DÉCHIRURES INCOMPLÈTES ET DANS LES FISTULES RECTO- VAGINALES.

^ I. ^ DÉCHIRURES COMPLÈTES SANS DÉCHIRURE DE LA CLOISON, DÉCHIRURES INCOMPLETES.

Les déchirures du périnée sont loin, fort heureusement, d'être toujours complètes; le plus souvent, quand elles le sont, la cloison est intacte, le sphincter anal est déchiré et la vulve se prolonge d'autant vers l'anus, formant ainsi une difformité des plus apparentes. La vulve est béante, sans tonicité, vu que l'anneau vulvaire est détruit et que le constricteur du vagin manque du point d'appui que lui fournit en arrière la lame fibreuse sur laquelle se fixe le sphincter, qui lui aussi est presque complètement déchiré. De ces lésions, déchirure du constricteur du vagin, déchirure du sphincter anal, résultent une incontinence des matières fécales et des gaz, le prolapsus utérin avec cystocèle et rectocèle.

Si la déchirure est incomplète, n'atteint pas le sphincter anal, mais détruit plus ou iTioins le périnée, les désordres qui en résultent sont moins graves. On n'observe guère à la longue que le prolapsus utérin, avec ou sans cystocèle et rectocèle. Dans quelques cas, la déchirure est si peu marquée que le praticien ne songe souvent pas à faire une anaplastie pour rendre au périnée sa forme primitive et s'opposer ainsi à la descente des viscères vaginaux.

Dans ces différents cas, la périnéorrhaphie réussit, comme dans les déchirures complètes avec rupture de la cloison, à restaurer les formes, à faire disparaître les infirmités avec iès difformités.

Le nombre d'opérations, de procédés ou « soit disant » tels qui ont été proposés est considérable. Il y aurait peu d'intérêt à les rappeler. Nous nous contenterons de décrire la technique à suivre dans ces cas, suivant la méthode de Voss-Tait.

Les soins préliminaires sont les mêmes que ceux que nous avons donnés plus haut dans les cas de déchirures complètes.

Ici encore l'opération se divise en deux temps :

/" temps. — Le tampon rectal placé, on introduit un ou deux doigts de la main gauche dans le rectum. On enfonce à I 72 centimètre de profondeur la pointe des ciseaux coudés dans les tissus, au milieu d'une ligne située à égale distance de la commissure postérieure et de l'anus; on pratique alors la section du septum à gauche, puis à droite, en se maintenant exactement dans la direction indiquée. Les limites de l'incision transversale sont données par la rencontre des deux lignes verticales abaissées du point de rencontre des grandes et des petites lèvres. Les ciseaux sont tournés dans le sens vertical et les tissus incisés Jusqu'à ce point à droite et a gauche. Les trois incisions représentent assez bien la lettre U, dont les angles seraient droits.

La première incision a environ 3,5 à 4 centimètres de long, les deux autres 2,5 à 3 centimètres.

Après avoir divisé les tissusdans laprofondeurparquelques coups de ciseaux, on obtient un lambeau vaginal que l'on saisit au milieu dans une pince à dissection et que l'on fait relever.

La figure devient ainsi quadrangulairc. limitée de tous

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