‹ Contribution à l'étude de la période prétaxique de l'ataxie locomotrice progressive spécifiqueChapitre 4 sur 6 · ITA · texte numérisé non relu

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be. ee est ie traitement mixte “ le here & he ee et l’iodure de sodium. Mais il faut bien le dire, ce FA | traitement, quoique administré d June façon énergique, ne D . ; . . | réussit jamais, parce que, pour avoir des chances de succès, . il faudrait traiter les tabétiques le plus tôt possible. Or, il est. rare de voir un malade consulter son médecin aux premiers symptômes de la maladie ; souvent, il faut bien l'avouer, le médecin rencontre de très grandes difficultés pour poser le “diagnostic de tabes spécifique ; il s'ensuit que le traitement - n’est jamais institué au temps voulu. Si le traitement réussit dans les paralysies qui dépendent des tumeurs cérébrales, il

n'en est pas de même pour les cas qui dépendent du tabes et /

op qui, par conséquent, sont produits par une névrite, une altération du tissu nerveux. De plus, le tabes spécifique a une marche essentiellemenl envahissante, et le traitement le plus énergique et le mieux dirigé ne peut rien contre son développement.

Tout au plus, pouvons-nous arriver à immobiliser [a maladie pendant un temps plus ou moins long, au bout duquel le tabes triomphe toujours. Encore faut-il, pour arriver à ces résultats, que le tabes ne soit pas confirmé, car lorsqu'il existe déjà, par exemple, des troubles oculaires, de l’amblyopie, on n’a rien à attendre du traitement spécifique. 4

En arrivant à temps, on peut cependant quelquefois arriver à calmerles symptômes, mais on n’enraye jamais la marche de la maladie.

Quoi qu’il en soit, on devra, dès que les moindres symptômes dutabes spécifique seront reconnus, prescrire le bichlorure d’hydrargyre, à la dose de ; à ; centigrammes par jour, et l’iodure de sodium de 4 à 8 grammes par Jour.

Dans la période de la syphilis que l’on a ici à traiter on peut se “demander si l’on doit seulement employer l'iodure. Cependant si l’on remarque que les malades atteints de tabes n'ont presque Jamais pris suffisamment d’hydrargyre, on comprendra que le traitement mixte aura plus de chances de succès. Cette médication devra être continuée pendant des mois, parfois des années. On administrera surtout les deux médicaments à haute dose. Pour empêcher l’assuétude aux médicaments on emploie le traitement dit alterne, qui a été préconisé par M. le professeur Fournier.

[l consiste à donner alternativement l'hydrargyre etl’iodure, chacun pendant un mois et /argä manu. Le traitement est ainsi Continu, et, ce qui est mieux, l’assuétude pour le premier médicament n’a pas eu le temps de s’établir lorsqu'on passe au second.

— . contestée. C'est pourquoi il est préférable de D des

gaïac qui rentre dans Jeur composition n a qu'un ‘une ‘action ee.

pilules d après lune des deux formules : suivantes :

Dole RENE Ce) centigr. er Extrait gommeux d’opium. 2 — eZ

Ou bien :

Sublimé POPTOS Dre 2ACCINISL.

= Extrait gommeux d'opium. 2 —

On commence par une pilule par jour, et l'on augmente d’une pilule par semaine, en sorte que le malade absorbe de

au

. aussi une RE Paule . . … ee ne = deux phénomènes font penser à une lésion encéphalique, et

- l'examen attentif fait découvrir seulement la diminution êt

he, . î

presque | l'abolition des réflexes patellaires. ee Du reste, pas de douleurs fulgurantes, nid dou taire, ni d'incoordination motrice. me. de en Du côté des organes génito-urinaires, on constate de la spermatorrhée , de la diminution notable de la puissance

génésique, des besoins impérieux d’uriner, avec nécessité

de « pousser ».

En présence dé ces symptômes, on diagnostique un tabes prédaxique. L'examen ophtalmoscopique, fait par M. le pro-

| droite, qui est 1 considérablement atrophiée sa rapport à l'a au-

Marche avec peine : he :… Le sol, surtout du pied droit. Il a la sensation du vide sous les pieds. ne chaque ; pas les muscles fléchisseurs du pied se contractent etiltourne difficilement sur lui-même, lorsqu'on le lui commande. Il ne peut se tenir sur une seule jambe, ni sur r la droite, ni sur la gauche et il fauche du pied en marchant.

Abolition complète du réflexe tendineux rotulien.

, et deux mois “après | les accid ne

Fee en . a te es ‘ces des es de one. he vue a. Fe peu àpeu, — Re

| A os ; Le au point de isparaître pour l'œil gauche étude nepersistr

ir es ue | que dans des proportions très réduites. pour l'œil droit. De

| RES Lés douleurs. lancinantes siègent dans les nenbiee ie

: ne . { rieurs surtout au voisinage des genoux, elles S’irradient dans

| le sens de la longueur ou de la largeur du membre. Douleurs | en ceinture et sensation de constriction thoracique.Névralgies PE orbitaires. Crises gastralgiques. Paresse de la vessie et du rectum. Débilitation progressive sans. extinction complète

des facultés génitales. e ,

/ & ee À X

or - Po Les visages, . . de en . voit mal + couleurs, surtout le bleu et le vert. Rétrécissement concenrue considérable dreams 7). 0 Traitement : Mercure en frictions : re de Se PL. Suspension, pointe de feu, Ro les douleurs sont …

calmées par l’antipyrine. La mérche west pas modifiée. es

> e SE

ment saines, il n'en manque pas L une seule et l'on peut mèr

REC a. ee ‘dire qu'elles sont très belles. SR es ES . : —. - < Douleurs fulgurantes dans les bras, les jambes. La sensi- \ : = 2 bihté estRcoñsenee ee ee :

à Goût intact. Seulement, le bout de la langue est extré- = Se à ; er mement sensible. LR Re a D Ouïe : Bourdonnements et surdité passagère. Les yeux à re | sont un peu fatigués. In ‘y a plus trace de APORe ni de | | strabisme. :

Mobilité. de

M. à loueur de voitures , âgé de 30 ons, homme bien

constitué, ayant eu la syphilis, vient consulter M. Charcot.

- En 1870, douleurs fulgurantes dans le les: membres, ‘affaiblisse- = ment de la vue ; il avait de la peine > fixer les objets. Pas de diplopie. ee

Bientôt après, il éprouva au sommet de la tête, et de chaque côté du front, des douleurs aiguës, rapides. exactement comparables à celles qu il ressentait dans les membres. Il

éprouve aussi des douleurs orbitaires tellement intenses qu à

lui semble qu’on lui arrache les yeux. La vue s’affaiblit de

plus en plus; de temps en temps, le malade voyait des lumières et des étincelles.

à . os père r ë dents cérébraux accompagnés :

sie de ses sœurs est morte pe

ne conserva qu’u a de. | Plus tard, il souffrit de violentes migraines, accompagnées | de névralgies du nerf sus- -orbitaire, avec € points doutoureux, photophobie, vomissements. À Il y a dix-sept ans (1858), il contracta un chancre haurs qui fut suivi de l'apparition de plaques muqueuses à lanus et de perte de cheveux. Traitement insuffisant.

En 1860, apparut une sciatique très rebelle qui s 'accompagnait de secousses musculaires dans les muscles des jambes.

… nes ee “e ne emarqua à bien sai lant, si cen rest Ex qu un jour, pendant l'acte” du coit, il perdi it complètement

la sensation de sa verge ; l'érection ne cessa point et l’éjaculation eut lieu, mais il n'éprouva aucune epson volup-

L tueuse. SE -

Le médecin ne tint aucun n compte de ce symptôme HR

tant. Se A , =

En janvier 1873, étant à e sentit la tête lui tour- ner; il put cependant arriver tant bien que mal jusque chez lui ; mais, en descendant de cheval, il fut pris tout à coup d'une hémiplégie du côté gauche. Le mouvement et la sensibilité furent intéressés au même degré; il yeut, en outre, un

peu d’embarras de la parole.

ane

Dans le même moment, se manifestèrent des douleurs vives dans l'oreille.

Plus tard ces douleurs, qui avaient le type fulgurant, se renouvelèrent dans l'oreille, la gorge et même le globe de l'œil, ou tout au moins sur le fond de la cavité orbitaire. Le malade décrit très bien ces douleurs et dit qu’elles lui semblaient partir d’un même point qu'il localise dans la fente sphéno-maxillaire. Sous l'influence de l’hydrothérapie, les accidents s’amendent très vite, et bientôt le malade peut remonter à cheval et se livrer aux exercices du corps qu'il affectionne. s

Mais plus tard, dans le courant de 1874, 1l fut repris d’accidents douloureux, hémiplégiques, de diplopie, et remarqua qu'il éprouvait de la peine à se tenir debout. L'emploi du bromure de potassium amena des accidents d'intoxication très graves.

Un traitement fait au Val-de-Grâce où il vint alors, et dans lequel entraient des pointes de feu, fit, paraît-il, plus de mal que de bien, etle malade se décida à venir voir M. Charcot. Celui-ci conseilla l’hyoscyamine et le seigle ergoté ; mais ce médicament, après avoir produit quelque amélioration, ne put être supporté.

État actuel : Homme brun, robuste.

Marche difficile ; il traîne un peu la jambe gauche et se heurte volontiers aux angles des meubles.

Il y a une différence de moitié environ entre la puissance musculaire à droite et à gauche.

Droite 56,3. Gauche 30,5.

La sensibilité, surtout, est altérée dans tout le côté gauche. Le caractère principal est une hyperesthésie extrème. Les impressions sont tellement intenses qu’elles deviennent douloureuses. [ne s’agit pas là, cependant, d’une anesthésie dou-

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