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ration au furet à mesure qu’on l’évacue (obs. XX VII, etc.). Les premières parties sont citrines, mais la coloration change peu à peu pour devenir hémorrhagique. Ce changement de coloration est dû tout simplement à la supériorité du poids spécifique des éléments figurés, grâce à laquelle ils s'accumulent dans les couches inférieures de la nappe ascitique et la colorent en rouge. | L'épanchement est libre dans la cavité péritonéale
et occupe ses parties déclives. Par exception (obs. XIX et XXIX) les adhérences peuvent former des loges fermées qui l’emprisonnent et qui peuvent causer des erreurs de diagnostic.
La éomposition du liquide ascitique a été l’objet
de recherches de la part de beaucoup d'auteurs. Mébu | qui s’est occupé particulièrement de l’ascite des kystes ovariques, a constaté sa plus grande richesse en metières fixes comparativement à l’ascite de Ja cirrhose hépatique. Dans celle-ci on observe de grandes variations dans la proportion des matériaux fixes. Rarement toutefois ce chiffre est élevé et le plus souvent oscille aux environs de 25 grammes. Au contraire dans l’ascite symptomatique d’une tumeur ovarique la proportion des matériaux fixes est généralement élévée et les chiffres obtenus par Méhu oscillent entre 59 et 71.
Les anatomo-pathologistes se sont beaucoup occupés
des éléments figurés ascitiques. Parmi ceux-ci les globules rouges sont les plus fréquents et les plus abondants ; ils teignent l’épanchement en rose, en rouge verdâtre et rouge foncé. Le nombre des globules
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blancs est très variable ; ils sont toujours altérés et pleins de granulations très réiringentes. Drysdale, Gluge, Quénu, Foulis, Tornton, Ménétrier et beaucoup d’autres auteurs ont décrit des éléments épithéliaux nageant dans le liquide ascitique et présentant, selon leur origine divers types cellulaires plus ou moins altérés possédant autour d’un noyau central de nombreuses granulations. La présence de ces cellules est le plus souvent un signe de tumeur malignes (Terrillon). Pour les tumeurs ovariques Foulis, Menétrier ont constaté la ressemblance parfaite des cellules trouvées dans le liquide ascitique avec celles qui tapissent l’intérieur des poches kystiques.
Quinke (1) dans un important mémoire sur les
éléments cellulaires des excudats, donne comme signes distinctifs aux éléments cancéreux les caractères suivants : les cellules cancéreuses seraient plus nombreuses plus grandes plus irrégulières ; mais ce sont là des signes peu importants. C’est la réunion de plusieurs cellules en agrégats plus ou moins volumineux qui, seule, permet d'être aflirmatif et de dire qu'il s’agit à coup sûr de cellules cancéreuses. L'auteur croit pouvoir aflirmer également que ces cellules donnent avec l’iode la réaction du glycogène, réaction que ne présentent pas les simples cellules endothéliales.Ces recherches ont été confirmées par tous les auteurs qui s’en sont
(1) D' P. Quinke. — Uber die geformten Bestaudtheile von Transsudaten. Arch. f. KI. med. 1882.