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occupés, par Unverricht (1) notamment. Les cellules granuleuses, graisseuses ou kystiques ne signifient rien quand elles sont isolées ; elles peuvent être de simples cellules épithéliales desquamées. Il faut la constatation
d’agrégats composés de plusieurs unités cellulaires
pour dire qu’elles sont cancéreuses.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur la pathogénie de l’ascite. A propos des kystes ovariques plusieurs théories ont été proposées pour expliquer le mécanisme de sa production.
Quénu (2) constatant la ressemblance parfaite des végétations externes des kystés ovariques au point de vue de la structure avec les végétations internes, a formé la théorie suivante : la substance colloïde secrétée par ces pseudo-glandes provoquerait des phénomènes d’osmose du côté du péritoine, d’où un épanchement du liquide péritonéal s’accroissant sans cesse. Il est difficile d'admettre, comme le fait remar-
quer Gundelach (3) qu’une matière déposée dans la
cavité péritonéale jouisse par rapport au sang de propriétés osmotiques telles qu’une transsudation aussi abondante que celle que nous étudions, puisse se produire avec rapidité. D'autre part, le sang, fortement albumineux, n’est, à moins d’altérations spéciales, que peu dialysable. La secrétion des végétations
({) Unverrieht Beitrage. — Zur Klinischen Geschichte der Krebsige Pleura-ergusre Zeistschrift f. Ki. med. Bd. 82.; (2) Quénu. —— R. de chirurgie. 1886.
(3) Gundelach. — De l’ascite symptomatique des tumeurs ovariques. Th. P. 1887.
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externes des tumeurs ovariques, mélangée à la sérosité ascitique dans une proportion variable, contribue uniquement à la formation des épanchements visqueux. Méhu veut que cette visquosité soit. due à la dissolution lente des leucocytes existant dans le liquide fortement alcalin.
Quinke (1) voit dans la gêne de retour de la lymphe une cause de production de l'épanchement sous la dépendance des altérations des vaisseaux sanguins, des vaisseaux lymphatiques et de l’endothéliome péritonéal. Mais si réellement il y a des altérations dans le territoire de ces trois facteurs, sous quelles influences sont-elles déterminées et par conséquent quelle est la cause première de l’ascite, c'est ce que ne dit pas Quinke. |
Olshausen (2) pense que la tumeur stimule le péritoine dans son voisinage à une plus grande secrétion, tandis que la capacité de résorption de cette membrane n’augmente pas dans les mêmes proportions. Selon Zimbiki (3) la secrétion péritonéale est due à l'excitation déterminée par des tumeurs très mobiles. Mais beaucoup de tumeurs solides à évolution maligne sont fixées de bonne heure par des adhérences. D’autres part, ne voit-on pas des tumeurs souspéritonéales franchement pédiculées, exister pendant
(1) Quinke. — Sur les ascites. In Deutsch. Arch. f., Klin. Se 1882, t XXX, p.569.
(2) Olshausen. — In Handb. der Franenkraukleiten de Bilroth, t. VI, p.199:
(3) Zimbiki. — Essai clinique sur les tumeurs solides de l'ovaire. Th. PAS T5