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incriminé par quelques auteurs. D’autres ont accusé la richesse vasculaire d’une tumeur, quoique des fibromes telangiectarsiques . puissent exister sans ascite (Pozzi).
L’ascite qui complique les tumeurs des autres organes abdominaux, n’a pas soulevé autant de discussion ni donné le jour à autant de théories. Les observateurs ne font que la mentionner. Beaucoup d’auteurs la considèrent comme secondaire à la généralisation péritonéale du cancer (1). Pour Sébileau (2) l’ascite est la campagne ordinaire des tumeurs à surface irrégulière exubérante et la conséquence assez exceptionnelle des néoplasmes à parois lisses. Si elle est très fréquente dans les tumeurs malignes, ce n’est pas à leur malignité qu’elle le doit, mais à leur structure.
En réalité la pathogénie de l’ascite est la même pour les tumeurs malignes de tous les organes de l'abdomen. De toutes les théories émises pour expliquer cette pathogénie, l’irritation, ou plutôt l’inflammation péritonéale, est celle qui satisfait mieux l'esprit et qui résiste le mieux à une critique sévère. Ainsi toute tumeur maligne de l’abdomen peut à une certaine période de son évolution déterminer la péritonite sans que, pour expliquer ce fait il soit nécessrire de faire intervenir de conditions aussi insignifiantes que la mobilité, la vascularité ou la rugosité de cette tumeur. Ainsi, pour ce qui concerne les tumeurs du tube digestif, tant que
(4) Courtois — Suffit. — Tr. de méd.
(2) Sébileau. — Dict. de méd. et de chir.