LA AE
Dyspnée. — La gêne respiratoire est très fréquente dans la péritonite cancéreuse. Elle est d’origine mécanique provoquée par l’épanchement ascitique et le météorisme intestinal. Mais à ces causes vient s’en ajouter une autre, nous voulons parler de la pleurésie cancéreuse. Rarement on constate une véritable phlegmasie pulmonaire. Il faut faire aussi une lègère part à la cachexie; les altérations déterminées par l’intoxication cancéreuse dans la composition du sang, diminuent considérablement la capacité d’hématose de ce liquide.
Dans les formes insidieuses la dyspnée est légère et provoquée surtout par l'effort. Mais quand l’ascite et le météorisme se sont développés rapidement, elle est très intense et continue. On observe le même fait dans les poussées péritonéales où l’augmentation subite du volume du ventre associe son effet à celui de la douleur. La station, debout ou assis, la marche deviennent impossibles pour le malade, qui reste cloué dans le lit, évitant tout effort; sa voix faiblit ou s'éteint, la respiration s'accélère, ses lèvres et ses extrémités manifestent les signes d’une asphyxie plus ou moins intense.
Cachexie. — Les troubles de la nutrition ont une grande importance au point de vue du diagnostic. L’amaigrissement et l’asthénie se développent très rapidement. Chez la plupart des malades ces symptômes ont une marche suraiguë dès que la péritonite cancéreuse à compliqué l’évolution du cancer d’un organe abdominal. Dans l’espace de 2 à 3 mois il se produit une véritable fonte du tissu cellulo-adipeux