‹ Contribution à l'Étude de la Péritonite CancéreuseChapitre 25 sur 38 · LA SO · texte numérisé non relu

LA SO

Durée, — Pour Mougird (1) la durée de la péritonite cancéreuse est de 2 mois à 1 à 2 ans. Pour les auteurs allemands «elle serait de 6 à 8 mois et de 1 à 2 ans. Lebert (2) évalue la durée moyenne du carcinome du péritoine de 6 à 8 mois. Dans des cas rares la maladie peut durer d’après lui de 1 à 2 ans. Cette Opinion est partagée par Kôbler et Bamberger. Nos recherches personnelles nous ont fourni des chifires bien inférieurs. La difficulté de préciser le début de la péritonite cancéreuse est certainement la cause de ces divergences d'opinions. D’après nos observations où nous avons pu nous baser sur des dates relativement précises, la durée de la péritonite cancéreuse est très courte dans la forme aiguë et n’atteint qu’une trentaine de jours. Dans la forme chronique elle est beaucoup plus longue. La moyenne est environ deux mois et demi. Mais quelqueïois, notamment dans la péritonite cancéreuse consécutive aux tumeurs épiploïques, la durée a été beaucoup plus longue et elle a atteint de 8 à 12 mois. Dans certaines péritonites cancéreuse d’origine ovarique la durée à été encore plus longue. On à même vu des cas de guérison ou de survie de plusieurs années après l’ovariotomie.

Il serait très intéressant de connaître la durée comparative de diverses péritonites cancéreuses, selon la variété néoplasique. Mais la difficulté de précision du début dans certains cas, l'absence de détails histolo-

(1) Mougird. — L. €.

(2) Lebert. — L. c.

giques dans certains autres, nous ont fait renoncer à

ce travail.

Pronostie.— La péritonite cancéreuse assombrit encore davantage le pronostic, déjà trop sombre, du cancer. Le travail inflammatoire de la péritonite, l'absorption des produits toxiques sur une surface si considérable, égale à celle de la peau, et l'insuffisance fonctionnelle de divers organes que gêne la péritonite cancéreuse, rendent compte de toute Ia gravité de cette complication. La cachexie galopante par l’intoxication cancéreuse et la terminaison fatale arrive précédée du coma dans l’espace de peu de temps.

Pourtant il faut faire quelques distinctions entre les diverses péritonites cancéreuses. La variété aiguë est la plus grave et la plus infectieuse. Dans la variété chronique, celles qui compliquent les cancers du grand épiploon ont souvent une évolution lente, quoique toujours fatale. La gravité du pronostic ne diminue que pour les péritonites consécutives aux kystes ovariques. Fleischlen, L. Tait, Pozzi et plusieurs autres gynécologistes ont apporté de nombreux cas de guérison après l’ablation de la tumeur primitive. Malgré ces interventions favorables de la chirurgie dans je cas de néoplasmes ovariques, le pronostic doit toujours être réservé, le microscope ne peut jamais affirmer la bénignité où la malignité clinique des kystes ovariques.

I y a là un élément, dit Pozzi (1) qui dépasse les

(1) Pozzi. — Tr. de gynécologie.

Aslanian, — 6,

ressources actuelles du microscope. Il semble que l'extrême instabilité histologique de ces néoplasmes, la transformation facile de leur épithélium cylindrique en épithélium métatypique ou atypique, place ces kystes, pour ainsi dire en état perpétuel d’imminence maligne. |

Le pronostic de la péritonite cancéreuse est encore plus aggravé si une pleurésie cancéreuse complique son évolution. Les poussées inflammatoires et les hémorrhagies internes ont des conséquences tout-à-fait fâcheuses.

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