I. — Péritonite cancéreuse d’origine utérine
Observation EX. re (Eh:?de que P- 1879): Cancer de l'utérus
C., âgé de 66ans. Début par des douleurs vagues et amaigrissement. Puis épanchement ascitique qui fait diagnostiquer cirrhose hépatique. Deux paracentèses donnant du liquide sanguinolent. Hémorrhagie vaginale et rectale.
Autopsie. — Ascite sanguinolente; noyaux cancéreux sur le péritoine pariétal et sur les viscères. Rectum et vessie adhèrent à l'utérus. Les annexes des deux côtés sont saines. À la coupe, le corps de l'utérus est lardacé, épaissi surtout. à la face postérieure. Issue d’un suc laiteux analogue au suc cancéreux. Col sain.
Observation LXI. — MÉNÉTRIER (Hanot et Gilbert. Maladies du
foie). Cancer primitif du corps de l'utérus. Cancer secondaire des ganglions mésentériques du péritoine, des ovaires, de l'intestin, de la vésicule biliaire et du foie. |
E. R., âgée de 48 ans. Début par des douleurs hypogastriques ; altération progressive de la santé; anorexie, diarrhée ; utérus immobile ; cul-de-sac postérieur fort douloureux au toucher, qui y. révèle une masse ligneuse irrégulière adhérant au fond du vagin et faisant corps avec l'utérus; selles sanguinolentes, cachexie progressive, ascite, œdème des HenRree inférieurs ; parotidite et mort.
Autopsie. Liquide ascitique assez considérable brun jaunâtre, non hémorrhagique, La surface péritonéale est parsemée de ci, de là, de plaques et de mamelons légèrement saillants de couleur blanchâtre. Ils siègent surtout dans le petit bassin. On en trouve aussi beaucoup sur le mésentère, dont une grosse plaque à la surface ulcérée, située au voisinage de l’abouchement de l’iléon dans le cœcum. Le foie pèse 1700 gr., il adhère au diaphragme et il est parsemé de nodosités blanchâtres. La vésicule est très distendue et bourrée de calculs. L’intestin grêle présente à sa face interne de petits points blanchâtres ressemblant à des tubercules miliaires, mais ulcérés comme des tumeurs. Des lésions semblables se trouvent sur le gros intestin surtout au niveau du cœcum. La plupart des ganglions mésentériques ont le volume d’une noisette. Pas de noyaux secondaires dans les reins, la rate et le pancréas. Dans le petit bassin il n’y a pas de fausses membranes, seulement le péritoine est couvert de plaques blanchâtres de 2 à 5 centimètres d'épaisseur. L'utérus est gros comme un poing. Sa surface est mamelonnée et d’une consistance inégale. IL est adhérent à la vessie qui est envahie par le cancer et fait partie d'une même masse avec les ligaments larges sur les côtés. Pas d’adhérences rectales. Les ovaires
sont aussi atteints par la dégénérescence cancéreuse. Les parois du vagin ne sont envahies qu'au pourtour du col. Ex. hist. : Epith. cylindrique.
Observation LXII. — Aponxsxt (Th. P. 189r).
G..., âgée de 42 ans. Constipation et débâcle; épreintes ; hémorrhagie, amaigrissement, anorexie. Rétrécissement rectal à peine franchissable ; limite supérieure inaccessible. Phénomènes d'obstruction intestinale. Colotomie lombaire suivie de mort deux semaines après.
Autopsie. — Quelques nodules cancéreux dans les deux poumons et sur la plèvre pariétale gauche dans la gouttière vertébrale. Pas d’ascite. Foie volumineux et contenant des . noyaux durs et blanchâtres, dont un très gros situé dans le lobe droit. Il est adhérent sur toute la périphérie du péritoine qui présente un semis de granulations cancéreuses. Noyaux cancéreux dans la tête et le corps du pancréas. Induration des ganglions mésentériques. L'’utérns est envahi par une énorme tumeur (800 gr.). Les ganglions dégénérés forment par leur | ensemble une tumeur bosselée étendue de l'angle sacro-vertébral aux insertions des piliers diaphragmatiques.
J. — Péritonite cancéreusé d’origine ovarique
Les observations de péritonite cancéreuse d’origine OVarique sont très fréquentes ; on pourrait trouver de très nombreux cas publiés dans les thèses de Lorreyte, de Chuquet, de Poupinel (1), étc. Les limites de notre travail ne nous permettent pas. de les reproduire ici, même résumés. Nous nous contenterons de nos cas personnels.
(1) Loc. cit.
Observation LXIII. — PERSONNELLE (inédite).
V. M..., âgée de 24 ans, eutrée à la salle Ste-Eugénie, le 8 juin 1892. | :
Antécédents : Nuls. | Début. — Quarante jours avant son entrée à l'hôpital elle
se sent fatiguée à la suite d’un grand effort; elle commence à souffrir du ventre, qui grossit et se ballonne par de véritables poussées et l’oblige à s’aliter. à
Examen clinique. — Pâleur et amaigrissement accentués, douleurs vagues dans l'abdomen, oppression ; inappétence, dyspepsie, constipation habituelle interrompue quelquefois par des débâcles. Pertes blanches; menstruation régulière. Insomnie, vertiges. Pas d'’ictère, pas de troubles de la miction, ni de la circulation sanguine, Asthénie complète. Température oscillant entre 37° et 39°. Ventre ballonné, globuleux ; sonorité tympanique au-dessus de l’ombilic et dans les flancs. Au-dessus de l’arcade pubienne on constate une tumeur volumineuse, bosselée, médiane, indolente, et présentant les dimensions d’un utérus gravide de 5° mois. Le col utérin est propulsé en avant,; les culs-de-sac antérieur et latéraux sont vides et indolents ; la cavité de Douglas est remplie d'une substance mollasse, friable sous une légère pression du doigt explorateur; la pression y est douloureuse. La longueur de la cavité utérine est normale.
À la palpation bimanuelle la tumeur parait immobilisée par des adhérences pelviennes. Pas d’engorgement ganglionnaire dans les aines, les aisselles et le cou.
Laparotomie. — Le péritoine contient une grande quantité de liquide sanguinolent foncé. On trouve une tumeur kystique développée aux dépens de l’ovaire gauche; elle est excessivementfriable et adhérente au grand épiploon; celui-ci, les franges épiploïques et l’appendice ilio-cœcal présentent des noyaux de tissu néoplasique; on constate aussi de nombreux noyaux secondaires sur le péritoine pariétal. La tumeur occupe l'hypogastre et se prolonge dans le cul-de-sac de Douglas par une grande bosselure. Extirpation du néoplasme, lavage, drainage à la Mickoulitz et suture. La tumeur pèse un kilogramme et demi.
L'opérée est morte, dix heures après la laparctsnie, dans le collapsus :
Autopsie. — Le péritoine pariétal présente une éruption de noyaux épithéliaux de dimensions variables du volume d’un grain de chènevis à celui d’une noix. L'éruption est confluente dans l’hypochondre droit. Sur les replis du péritoine elle est discrète. Les surfaces de l'intestin grêle et de l'estomac sont saines. La plupart des franges épiploïques sont dégénérées. L’appendice ilio-cœcal est entouré de tissu pathologique. Pas de noyaux secondaires dans le foie, la rate et les reins; rien qu'un noyau sur le péritoine de la face convexe du foie. L’utérus, les trompes et l’ovaire droit sont sains. Rien d’anormal aux poumons et au cœur.
Examen microscopique. — Le stroma conjonctif est riche en gros vaisseaux et en noyaux embryonnaires. Il paraît former de grandes loges où le tissu conjonctif disparaît presque complètement. Les cellules épithéliales y forment des acinis tubuliformes, tortueux et enchevêtrés. Ceux-ci laissent entre eux des espaces vides irréguliers et de dimensions plus ou moins accentuées, selon les points qu'on examine.
Les parois vasculaires ont une structure embryonnaire; autour d’elle, le tissu conjonctif est infiltré de noyaux embryonnaires.
Marche de la température :
Le 10 mars matin » soir 39. Le 26 mars matin 38° , soir 38°4-
UN D FT RÉSOUDRE 38°, — 382 as 22 À yes CARRE VEN: PPS EME 376, — 384 AN DEeS DT FD Ge | RQ ere 372, — 378 SE Sd OR MOI à Das 376, — 38° NN AO Dre 0e ALU 10 ee 376, — 379 Tes 38; — 538. 1 avril matin 374, — 38° AT 38, — 39°, DNS CHAT TE AB ibn ee 13007: FANS 378, — 372 RONA NT 374, — 388. IN 374, — 368 CFE 38 , — 386. SRE: 374, — 37 0} RE BB 90e À BRIE 376, — 372 DE 31122 "2883: LINE 378, — .38°1 PRES 38e, — 383. 8 3 DRE VE2970 DEAR LS 366, — 378. Décès.