‹ Contribution à l'Étude de la Péritonite CancéreuseChapitre 7 sur 38 · ADR · texte numérisé non relu

ADR

200 ovariotomies Terrier (1) n’a rencontré que 6 cas de péritonite cancéreuse, ce qui donne une proportion de 3 °/,, chifires qui nous ont beaucoup surpris. Durant notre passage dans le service de notre excellent maître M. le D' Poucel, c’est-à-dire dans un intervalle de 18 mois, nous avons vu sur 17 ovariotomies 7 cas de généralisation péritonéale, ce qui donne une proportion de 41 °/,. Il est probable que nous avons eu affaire à une mauvaise série, mais nous croyons que le taux de 3 % doit être bien au dessous de la vérité; beaucoup de malades atteints de péritonite cancéreuse d’origine ovarique meurent sans intervention chirurgicale.

La métastase, péritonéale complique exceptionnellement les kystes glandulaires; presque tous les cas d'infection sont dus aux kystes papillaires. L'invasion néoplasique n’est possible que quand leurs végétations sont devenues externes, c’est-à-dire intrapéritonéales. Cohn (2) se basant sur ses statistiques conclue : « Au début et en somme aussi longtemps que les papilles n'existent que sur les parois internes, les tumeurs sont anatomiquement bénignes, » et... aussitôt qu'elles se montrent sur les parois externes du kyste le péritoine court le danger d'infection ».

Les carcinomes et les sarcomes des ovaires sont des tumeurs rares (3), et ils sont rarement le point de. départ de la péritonite cancéreuse ; mais ce sont des

(1) Terrier. — Revue de chir., 1883-1889.

(2) Cohn. — Zeitschr. f. Geb. med Gin. Bd. XII, Heft 1, 1886. (3) Pozzi, 1. c.

tumeurs éminemment malignes et infectent, surtout les premiers, de très bonne heure la cavité péritonéale.

Organes génitaux masculins. — Les tumeurs malignes des testicules ne peuvent infecter le péritoine que par l’intermédiaire des ganglions lombaires où aboutissent les vaisseaux lymphatiques des glandes spermatiques. Ces ganglions dégénérés forment une tumeur qui arrive très rarement à envahir le péritoine et. à déterminer la métastase cancéreuse dans sa cavité (Obs. LXXV). Pour ce qui concerne les vésicules séminales Guelliot (1) a reproduit dans sa thèse une observation de Méricamp intitulée : Cancer de la vésicule séminale gauche, ayant déterminée la péritonite cancéreuse. L'interprétation donnée par ces auteurs sur le point de départ de la dégénérescence cancéreuse nous paraît inadmissible. Le cancer pourrait très bien avoir eu dans ce cas pour origine Pappareil biliaire. Nous reproduisons cette observation (XLV) pour que nos lecteurs puisse s’en rendre compte. Le cas publié par Castueil (Obs. LXXIII) paraît beaucoup plus probant.

Enfin la prostate aussi par sa situation éloignée du péritoine rend difficile l'envahissement de cette séreuse par ses tumeurs malignes. Rollin a présenté en 1887 à la Société anatomique de Paris un cas de cancer pelvien (Obs. LXXIV) ayant déterminé l’induration du tissu cellulaire Sous-péritonéale dans

(1) Guelliot, — Des vésicules séminales. Th. P..1882.

Aslanian, — 2;

Page 1