DÉFÉCATION PAR LA MÉTHODE D’AMBERT
J'ai opéré comme le recommande l’auteur à 0° dans la glace fondante :
Sol. N/32 d’ac. lactique glucosée à 1 g. 25 p. 100 ........ 25 cc. S6lutiontde SO CHMAMOIDMODRPE ER ER Re JV. 5 Pate AN RE A ae ee ne re 60 cc.
Les réactifs défécants sont ajoutés par affusions successives. On complète à 100 cc. après 1/2 heure de contact, et on centrifuge. 50 cc. de ce liquide sont additionnés de 5 ec. de SO,H, au 1/10 et centrifugés à nouveau. Le liquide clair, privé de glucose, sert au dosage de l’acide lactique.
Après défécation, le dosage donne un taux moyen de 228 mg. d’acide lactique p. 100 au lieu des 281 mg. initiaux, soit une perte de 19 p. 100 en acide. Avec une solution N/32 d’acide lactique non glucosée, traitée par les réactifs déféquants, on trouve des chiffres semblables.
PR
Nous venons de voir que dans les deux cas l’acide lactique est entraîné au cours de l'élimination du glucose et plus énergiquement en présence de la baryte que de la chaux.
Il est possible d'éviter l’élimination du glucose, en extrayant par l’éther, comme l’ont fait CLAUSEN (loc. cit.), TANAK4 et ENDo (1929), l’acide lactique contenu dans la solution. Mais ces méthodes nécessitent des opérations longues et un matériel encombrant et coûteux qui se prête difhcilement à un travail en série,
J'ai tourné la difficulté en utilisant pour mes expériences avec l’acide lactique des milieux sans glucose. Dans ces conditions, la méthode de culture directe devenait inapplicable, car de tels milieux ne permettaient pas le développement du mycélium, et j'ai dû avoir recours à la méthode des voiles solides.
E) Dosage de l’acide acétique.
Jai utilisé la méthode de DUCcLAUX par distillation fractionnéz. Elle est basée sur les lois de la distillation formulées par cet auteur :
Si en distillant une solution à 1 ou 2 p. 100 au maximum d’un acide volatil, amenée à un volume constant de 110 ce., on recueille 10 prises successives de 10 ce. exactement mesurés et qu’on les sature par une solution alcaline, les nombres de cc. de la solution alcaline nécessaires pour les saturer sont tels que :
1°) la marche des nombres dans cette série d’opérations est caractéristique de l’acide employé ;
2°) il existe un rapport constant entre la quantité d’acide introduite dans le ballon et la quantité qui a distillé à un moment quelconque, de sorte que l’on peut tirer, de la quantité passée dans les 10, 20, 30, etc., premiers centimètres cubes, la quantité iotale de l'acide introduite dans le ballon.
La distillation doit être conduite assez rapidement pour que l’opération ne dure pas plus de 50 minutes en tout.
DucLauUx ne donne pas de détails pour la construction de l’appareil distillatoire ; mais j’ai pu constater que le fait de faire précéder le tube à dégagement d’un petit réfrigérant à pointes, destiné à arrêter des gouttelettes du liquide en ébullition, faussait sensiblement les résultats.
Je me suis servi d’un appareil distillatoire constitué essentiellement par un ballon en Pyrex de 250 cc., relié par un tube à dégagement, de 20 à 25 cm. de hauteur, à un réfrigérant à boule terminé par un tube effilé (fig. 5).