‹ Contribution à l'étude de la perméabilité cellulaire: La pénétration des acides organiques dans les cellules de quelques champignons inférieursChapitre 30 sur 82 · ETUDE DE LA CONSOMMATION DE L’ACIDE OXALIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE DE LA CONSOMMATION DE L’ACIDE OXALIQUE

Il eût fallu, logiquement, commencer l’exposé de ce travail par l’étude d’un acide monobasique ; je commencerai cependant par l'acide oxalique parce que c’est avec lui qu’ont débuté mes expériences et que j'ai précisé les conditions expérimentales. C’est avec cet acide également qu'ont été effectuées les expériences de SAKAMURA qui sont à la base de ce travail.

Les divers auteurs qui l’ont utilisé lui ont, en général, reconnu une valeur alimentaire assez médiocre surtout dans les milieux privés de sucre.

C’est ainsi que CZAPEK, en 1901, a obtenu en présence de sucre äe bonnes récoltes avec le sel ammoniacal, mais en absence de sucre des récoltes insignifiantes.

RAvIN, lui aussi, a obtenu de très mauvaises récoltes de Penicillium glaucum sur milieu sans sucre, et l’acide oxalique s’est montré de beaucoup le plus toxique de ceux qu’il a utilisés.

Pour KIESsEL, l’acide oxalique, acide bien dissocié, a une toxicité sur Aspergillus niger de l’ordre de celle de SO,H:.

BUTKEVITSCH (1922) a obtenu avec Citromyces de bons développements.

Enfin il n’a fourni à BacH (1925) avec l’Aspergillus repens que des cultures peu luxuriantes la plupart du temps, malgré la présence de sucre.

L’acide oxalique est connu depuis longtemps comme un des

Aire

produits du métabolisme des champignons inférieurs (WEHMER, 1891).

Après les travaux de RAISTRYK et CLARK (1919), nous devons à MorLiarD (1919-1924) de très belles recherches sur la formation de cet acide par l’Aspergillus niger. I1 faut, d’après cet auteur, distinguer l’acide oxalique de neutralisation qui se forme chaque fois que le champignon a à lutter contre des phénomènes d’alcalinisation, et l'acide oxalique de fermentation.

L’Aspergillus niger, cultivé sur un milieu contenant tous les éléments minéraux dont il a besoin, respire normalement en oxydant le glucose au maximum, c’est-à-dire jusqu’au stade CO, et H,0. Mais lorsque l’équilibre minéral n’est pas réalisé, sa respiration devient incomplète. Dans un milieu pauvre en azote, l’oxydation s’arrête au stade acide citrique ; l’insufhisance de phosphore amène la production du mélange d’acides citrique et oxalique ; enfin en diminuant le taux de potassium, il se forme uniquement de l’acide oxalique.

BERNHAUER (1928) continue les travaux de MoLLIARD sur l’Aspergillus niger, et il est amené à la découverte de l’oxydase.

Il est possible d’ailleurs que l’oxydation des glucides se fasse au moins en partie par étapes successives. BUTKEWITCH (1922-1924) a constaté sur 10 espèces de champignons que les quantités relatives d'acides citrique et oxalique qui se forment sur des milieux pauvres en azote sont le plus souvent inversement proportionnelles. D’autre part, en fournissant à un champignon de l’acide citrique ce corps disparaît et il se forme de l’acide oxalique.

Ces faits laisseraient supposer que le champignon produit d’abord de l’acide citrique, puis qu'il oxyderait celui-ci pour le transformer en acide oxalique.

Enfin pour KoSTyYCHEW et TSCHESNOKOW, cette production d'acides résulterait du fait qu’en l’absence d’azote les produits de dégradation des glucides ne pourraient plus servir à la synthèse protéique et s’accumuleraient dans la cellule puis par exosmose dans le milieu extérieur.

Cet exposé rapide montre l'importance physiologique de l’acide oxalique et partant l'intérêt qui s'attache à l'étude de sa consommation.

L’acide oxalique, de formule CO;H-CO,H, est le plus simple des acides bibasiques. Par sa première fonction, c’est un acide fort, presqu’aussi dissocié que SO, H;, tandis que c’est un acide faible par presqu'aussi dissocié que SO, H:, tandis que c’est un acide faible par

An

sa deuxième fonction. Au point de vue de sa dissociation, voici quelles sont ses caractéristiques (1)

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