‹ Contribution à l'étude de la perméabilité cellulaire: La pénétration des acides organiques dans les cellules de quelques champignons inférieursChapitre 35 sur 82 · EXPÉRIENCE III · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE III

Sol. d’oxalate de K N/2 ........ 6 ce. 25 Sol. de NO;NEH, à 5 p. 100 ...... 5 cc.

Constante minérale À .......... » cc.

PORN OR Rs ne 2 Variable Panidisnliee sente is 25 ce, TABLEAU IV Acideoxalique initialten4h 140 heures IBUTES. CNRC PERS PT 8 heures

pH Récolte AC. Ox&li- C'onsom- Série initial en my. que final mation en my. en my.

OO

Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre des expériences en culture directe, la consommation de l’acide semble indépendante du pH pour une zone allant de pH 2 à pH 5, puisque dans cette expérience la consommation est à peu près la même dans les quatre séries. (Tableau IV).

Dans les trois premières séries l’acidité n’est pas descendue audessus de pH 4 et le mycélium avait encore à sa disposition une certaine quantité d’acide oxalique à l’état moléculaire qui pourrait expliquer la consommation constatée ; et comme dans la série la plus alcaline (série 4) l’acidification est importante, il est possible de penser que, dans ce cas, l’acidité du liquide au contact du mycélium s’est élevé assez pour permettre cette consommation.

La détermination exacte de la différence de pH entre la partie supérieure et le reste du milieu est délicate. Je n’ai pas cherché à la mesurer exactement, mais par une expérience sommaire à en obtenir l’ordre de grandeur.

Dans deux fioles de la série 4 après 8 heures de contact à l’étuve à 30°, les mycéliums sont retirés le plus délicatement possible et mis à égoutter retournés sur le bord d’un entonnoir. Les quelques gouttes ainsi obtenues augmentées de la petite quantité d’eau de lavage de la face inférieure du mycélium avec un petit jet de pissette d’eau bidistillée, sont recueillies dans un tube à essai pour en prendre

le pH.

J'ai obtenu les résultats suivants

1 2 pH du liquide au contact du mycélium 4,49 4,67 pH du reste du milieu de culture .... 4,58 4,81

La différence ainsi constatée est appréciable, et elle est en réalité plus grande encore si l’on tient compte de ce que le liquide interstitiel dans lequel baignent les hyphes mycéliennes n’a pu être recueilli par ce procédé, et que d’autre part la dilution a augmenté le pH.

L'hypothèse émise plus haut paraît donc se vérifier ; et il semble qu’en évitant une acidification trop rapide on doive retrouver un phénomène présentant une allure analogue à celle de l’expérience I.

Le remplacement de NO;NH, par NO:K permettrait d'éviter cette acidification. Mais, de même qu’en culture directe (expérience [1), l’Aspergillus niger produit en présence de cette source d’azote des quantités importantes d’acide oxalique qui rendent l’interprétation impossible.

Page 1