IV. — Résumé
En résumé, si la pénétration des acides se fait de préférence à l’état de molécules entières, il faut dans certains cas faire intervenir la pénétration des ions. L’hypothèse formulée par OSTERHOUT se
(1) SEXLER C. A. et Lyop P. V. (J. Chem. Soc. 1917, t. III, p. 138) donne comme valeur de son coefficient d’hydrolyse g —= (0,64 en présence de sels à la concentration 0, 5 M. SMiTx (loc. cit.) prend comme valeur g — 0,618 dans l’eau de mer. Dans mes milieux de concentration saline plus forte, il a une valeur inférieure encore.
(2) Ce fait est en somme identique au cas bien connu de la dissociation de CINH,. Ce sel donne dans l’eau une solution de pH 5,5 dû à la dissociation plus forte de HC1 que de NH, OH produits par hydrolyse. A ce pH, alors que, d’après sa constante de dissociation, l’ammoniaque devrait être complètement ionisée, on peut mettre en évidence une certaine tension en gaz ammoniac, done ’ammoniaque à l'état moléculaire.
révèle trop exclusive. En l’admettant intégralement, il serait d’ailleurs dificile d’expliquer la pénétration cependant évidente des sels bien dissociés qui n’existent pratiquement pas à l’état moléculaire.
L'ordre des acides, classés d’après leur vitesse de pénétration cest le suivant :
acide acétique, acide lactique, acide oxalique ; exception faite du cas de l’Aspergillus repens avec lequel l’acide lactique prend la dernière place.
Ces expériences ne permettent pas d'apporter une confirmation à l’une ou l’autre des théories de la pénétration dans les cellules ; aussi bien ce n’est pas dans ce sens qu’elles avaient été conduites.
Cependant, les résultats obtenus s'accordent bien avec la théorie de la membrane tamis. Mais il est certain que ce n’est pas le seul mode à considérer, notamment pour expliquer la pénétration extrêmement forte de l’acide acétique, pour laquelle la lipo-solubilité doit jouer un rôle considérable.