‹ Contribution à l'étude de la perte de la vision mentale chez les mélancoliquesChapitre 7 sur 15 · LUS · texte numérisé non relu

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ont présenté dés troubles cénesthésiques variés, particulièrement multiples et profonds dans notre observation. Ge sont eux vraisemblablement qui ont déterminé l'anxiété et amené les idées d’étrangeté du monde extérieur.

Cette anxiété était à son summum quand disparut la vision mentale chez notre malade. Il en était de même pour la malade de Lemos. Quant aux troubles de la personnalité, aux idées d’étrangeté du monde extérieur auxquelles sont si intimement liées les idées de négation leur ordre d'apparition par rapport à la perte de la vision mentale, est irrégulier ; il ne saurait donc être question d'établir un rapport de causalité, une filiation entre ces divers symptômes. Ajoutons enfin que la perte de la vision mentale s’observe chez des mélancoliques qui, c’est le cas de notre malade, ne présentent pas d'idée de négation. Nous ne pouvons dès lors souscrire à l'hypothèse généralisatrice de Cotard sur l’origine des idées de négation des mélancoliques. Et d'autre part l’anxiété des négateurs mélancoliques nous paraît procéder des mêmes causes qui l’'engendrent dans la mélancolie classique, où elle apparaît comme un phénomène habituel et pour ainsi dire constitutionnel.

Nous ferions les mêmes remarques au sujet des idées de dépersonnalisation qui s'observent manifestement chez des malades ne présentant pas de troubles de la vision mentale.

Il subsiste néanmoins que la perte de la vision mentale coexiste souvent avec une anxiété particulièrement marquée, des troubles de la personnalité et des idées de né-

gation. Au sujet de ces dernières on pourrait se demander

si cette déficience de la mémoire imaginative est bien réelle ou s’il s’agit simplement d’une idée de négation. Ce 7 serait en tout cas une idée de négation singulière par le fait de son étroite localisation à des opérations psychi-

ques.

res

PICARD

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