‹ Contribution à l'étude de la Pharmacie HoméopathiqueChapitre 15 sur 32 · DENT · texte numérisé non relu

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ait dans une localité un pharmacien ordinaire, alors même qu'il refuserait de tenir des médicaments homéopathiques, pour que le médecin homéopathe ne puisse se placer dans l'exception prévue par l’article 27 de la loi de l'an XI ».

M. Bonjean estimait qu'il est impossible aux pharmaciens ordinaires de faire des préparations pour lesquelles ils n'avaient ni l'outillage ni les études nécessaires. Et il posait à son collègue J.-B. Dumas ce dilemme :

« Quel est le plus commun, et il faut dire aussi le plus facile des sarcasmes que l'on dirige systématiquement contre la méthode homéopathique, c'est la dose extrêmement petite, la dose infinitésimale à laquelle elle administre ses médicaments. On prétend que les médicaments ne peuvent avoir aucune espèce d'action. Eh bien! alors, de deux choses l’une : ou ces médicaments sont sans action, et alors il n’y a pas plus de danger à permettre leur débit qu'à permettre au confiseur de vendre les produits de son industrie ; ou bien, au contraire, vous les regardez comme pouvant produire des effets dangereux pour la santé, et dans ce cas, pourquoi vous en moquezvous ? Ces remèdes sont impuissants, ou doués d’une certaine énergie : il faut choisir. |

Aujourd'hui, où tous les pharmaciens sont d'accord pour estimer fort juste la loi qui interdit au médecin la délivrance des médicaments, nous avons quelque peine à comprendre l'obstination que montraient autrefois certains homéopathes à vouloir bénéficier de ce privilège. Mais il faut tenir compte, pour expliquer leur état d'esprit de l'hostilité que les pharmaciens ordinaires avaient longtemps témoignée à l'homéopathie et qui pouvait faire craindre que les remèdes de la thérapeutique hahnemanienne ne fussent mal préparés par eux.

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