‹ Contribution à l'étude de la Pharmacie HoméopathiqueChapitre 18 sur 32 · VI. - ADVERSAIRES ET SYMPATHISANTS · texte numérisé non relu

VI. - ADVERSAIRES ET SYMPATHISANTS

Ce n'est pas seulement au point de vue des doses infinitésimales que les remèdes homéopathiques ont soulevé les critiques ce redoutables adversaires. On leur a souvent reproché aussi d’avoir une action très lente. Trousseau ne fut pas seul en son temps à les malmener à ce sujet (1) et Jean-Baptiste: Dumas, déjà cité, en a parlé (2) avec une si évidente partialité qu'on ne saurait résumer son jugement. C'est en lui laissant la parole qu'on peut le mieux souligner le parti-pris caricatural de ce grand esprit :

« Prènez un médicament, disait-il, appliquez-:le sur un homme sain et observez les symptômes qu'il va produire... non pendant vingt-quatre heures, pendant quarante-huit heures, mais pencant huit jours, pendant trois semaines, un mois, deux mois. On tient compte de tout : et il se trouve qu'un médicament qu'on a pris au mois de janvier manifeste son action par un certain effet au mois de mars.

« Vous supposeriez peut-être qu'après s'être donné deux mois pour poursuivre l'effet.d'un médicament administré en quantité imperceptible, qu'après avoir attribué à ce médicament tous les symtômes, toutes les particularités qui ont pu se présenter dans le courant de deux mois, on s’est mis en mesure d'appliquer le médicament pour tous les cas possibles, imaginaires ou autres, et qu'on aura la réponse à toutes les difficultés qui re manqueront pas de se présenter dans son application. Non ! Un médicament, indépendamment des observations élastiques auxquelles il peut donner lieu pendant deux mois, peut-être modifié dans ses effets ce neuf manières différentes. De sorte que nous avons là neuf réponses pour couvrir toutes les erreurs, parer à toutes les insuffisances, obvier à

(1) Dans son discours à la rentrée de la Faculté de Médecine (2 novembre 1842),

(2) Discours cité.

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