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Les controverses, au surplus, ont heureuseement pris fin dans le camp ces Hahnemanniens. Et la médecine officielle a cessé de témoigner à l'homéopathie le même dédain qu'il y a cent ans, au temps où la « Société Homéopathique de Paris » ayant demandé à l'Académie de Médecine ce l'aider à obtenir l'autorisation d'établir des dispensaires, se heurtait à Un rapport défavorable (1) ou l'on pouvait lire : « Depuis vingtcinq ans, l’homéopathie erre çà et là, d'abord en Allemagne, plus tard en Italie, aujourd'hui en France, cherchant partout, et partout en vain, à s'introduire dans la médecine ».
|| n'est pas niable que l’homéopathie a fait mieux, de nos jours que de « s’introduire dans la médecine » : elle y à pris une place que ses adversaires eux-mêmes ne songent pas à contester. Elle a ses dispensaires, ses hôpitaux, à Paris l’hôpital Saint-Jacques, l'hôpital Léopold-Bellan, où l'enseignement, les recherches de laboratoire sont solidement organisés.
Et elle a aussi, en dehors de ses hôpitaux, de grands laboratoires indépendants, remarquablement outillés pour la fabrication des médicaments : tels les « Laboratoires homéopathiques de France », créés en 1927, et qui se sont fixés pour tâche de contribuer à donner à la doctrine héméopathique des bases de plus en plus scientifiques et de mettre à la disposition du médecin et du malade des remèdes exactement dosés, d'activité constante ; et les « Laboratoires Homéopathiques Modernes », créés en 1932 et dont l'usine est à Levallois- Perret. La direction scientifique .en a été confiée au physicien À. Berné qui fut, pendant vingt-cinq ans, le collaborateur de Charles Henry.
C'est dire que, pour ses recherches, pour ses fabrications obtenues par des procédés de plus en plus rationnels et scientifiques, l'homéopathie dispose aujourd’hui de moyens d'action qui ne permettent plus de mettre en cause l'insuffisance de ses méthodes expérimentales. Elle ne manque plus ni de techniciens spécialisés ni d’un appareillage perfectionné.