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VIII. - LES MEDICAMENTS HOMEOPATHIQUES ET LEUR PREPARATION

|| fut un temps où les prescriptions des médecins homéopathes nécessitaient souvent, de la part des pharmaciens, l’intelligence de certaines formules conventionnelles complètement abandonnées aujourd'hui. Dans son Homéolexique publié en 1874, Garnier recommandait par exemple à ses confrères de formuler en latin et de ne pas soumettre leurs ordonnances au moderne système des poids et mesures. « Les signes anciens qui servent à désigner l’once, la demi-once, etc... sont connus partout et de tous les médecins, écrivait-il. Il en est de même pour la langue latine. Ecrites avec ces signes, et dans cette langue, les ordonnances seraient d’une compréhension universelle et se couvriraient pour le public, d'un voile mystérieux ».

Garnier voulait aussi que les dilutions fussent indiquées par un chiffre conventionnel, un chiffre romain qu'il fallait multiplier par 3. C’est ainsi que Belladona 30° dynamisation devenait sur l'ordonnance:

Bell. X.

En outre, d'après l'Homolexique, le nombre de gouttes ou des globules devait être représenté par des points sur l’ordonnance.

Rien ne subsiste, est-il besoin de le dire, de ce langage sybillin, qui prêtait à ambiguïté, pas plus que rien ne survit de la libre dispensation par le médecin ces remèdes qu'il ordonnait à ses malades. Les formules chères à Garnier sont tout aussi périmées que le f. s. a. (fac secundum artem) des änciennes ordonnances allopathiques.

Tout au plus, les ordonnances homéopathiques se serventelles d’abréviätions pour désigner les dilutions : Dec. D. ou X. pour les dilutions décimales, Cent. ou C. pour les centésimales.

Dorvault, dans son Officine, a publié un tableau des principaux médicaments usités en homéopathie, avec l'indication

RER UE de l'espèce employée et des modes de préparation qui font exception aux règles générales. Et il l'a fait précéder d'une notice sur la pharmacie homéopathique où il est dit que celleci emploie des substances minérales, végétales et animales. Ces substances, précise-t-il, « sont généralement les mêmes que celles de la pharmacie ordinaire, mais chacune d'elles, au lieu d'être mélangée avec une ou plusieurs autres est toujours employée seule, isolément ».

C'est là, en effet, un des préceptes essentiels d'Hahnemann, qui a écrit dans sa « Matière Médicale » : « Toute vertu attribuée à un médicament qui n’a jamais été emplové seul et sans d'aucune autre substance, et qu'on peut par conséquent considérer comme à peu près inconnu dans sa manière d'agir sur l'organisme vivant, est une illusion ou un mensonge ».

Mais, de ce que l’homéopathie n'emploie que des médicaments simples, empruntés aux trois règnes naturel, il ne s'erisuit pas qu'elle proscrive les corps composés, les combinaisons chimiques qui procèdent ce lois invariables et se reproduisent constamment en donnant un produit toujours identique. C'est à l'unité de l’action médicamenteuse qu'elle vise, en s'interdisant les mélanges.

Dans la thérapeutique homéopathique, qui comprend près de 1.500 remèdes, les plantes tiennent üne granc'e place. Mais ce sont toujours des plantes sélectionnées, des plantes sauvages et non des plantes de culture, cueillies dès le plein de leur épanouissement et mises dans l'alcool pur dès leur cueillette. Seuls, les végétaux exotiques donnent parfois lieu à des macérations de plantes sèches.

Pour la récolte des plantes fraîches, il importe, bien entendu, qu'un botaniste compétent y préside. « Les Laboratoires Homéopathiques Modernes » ont confié à M. |ean Boiron, docteur en pharamacie et licencié-ès-sciences, le soin de diriger les cueillettes.

Qu'il s'agisse de substances végétales ou de produits d'origine animale, le premier soin est de constituer, par macération dans l'alcool, une teinture mère qui sert de point de départ pour les diverses préparations officinales. L'alcool le plus employé en homéopathie est l'alcool de vin, rectifié par une nouvelle distillation avant son utilisation.

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Pour les corps solides, le véhicule est le sucre de lait chimiquement pur et pulvérisé, qui sert aux triturations (1).

Mais quel que soit le support ou véhicule employé, il importe qu'il soit amené à Un extrême état de pureté. « L’eau distillée du commerce, écrit M. Delpech père (2), présente le plus souvent le goût et l'odeur des alamibics dans lesquels elle a été obtenue et qui servent en même temps à la préparation des eaux distillées aromatiques. I| est donc nécessaire que le pharmacien la prépare lui-même en se servant d'appareils uniquement réservés à cet Usage ». De même, tout apport ce traces de substances étrangères doit être évité dans les triturations. Les granules et les globules en sucre lactosé sont préparés dans des turbines en émail vitrifié et ne doivent jamais être en contact avec le cuivre ni avec aucun métal.

La valeur des médicaments homéopathiques, incontrôlable par l'analyse ou par le goût, ne peut en effet, être assurée que par les précautions prises dans leurs procédés de fabrication. . Les dilutions sont préparées suivant différentes méthodes. Celle de Hahnemann, utilisée pour les très basses dilutions et pour les triturations, consiste à verser dans un flacon une goutte de teinture-mère dans 99 gouttes d'alcool, afin d'obtenir, après agitation, la première dilution centésimale. Une goutte de cette première dilution est alors versée dans un. second flacon contenant également 99 gouttes d'alcool, ce qui donne la deuxième cilution centésimale. Et ainsi de suite.

La méthode imaginée au siècle dernier par le Russe Korsakow, et qui est réservée pour les moyennes et hautes dilutions (3), est au contraire basée sur l’emploi d'un flacon uni-

que, qu’on vide après en avoir imprégné les parois avec la tein-

(1) « Hahnemann broyait longuement les produits insolubles, lit-on dans le « Larousse mensuel » (janvier 1923) en présence de cent fois leur poids de sucre de lait, envisagé par lui comme physiologiquement inerte. Après trois opérations analogues, il considérait que tout produit ainsi dilué au millionième dans du sucre de lait était devenu soluble et il poursuivait l'opération. »

) (2) Préparation des médicaments homéopathiques (Revue française d’leméopathie, mai 1973).

(3) Les dilutions sont dites basses jusqu'à la 6° C, moyennes jusqu'à la 30* inclusivement, hautes au-dessus.

ture-mèré. || reste toujours par adhérence sur les parois une certaine quantité de teinture-mère que l'on évalue à une goutte et à laquelle on ajoute une quantité déterminée de véhicule. On agite vigoureusement et la première dilution est ainsi obtenue. En vidant le flacon, et en y ajoutant la même quantité de diluant,.on aboutit à la deuxième dilution. On poursuit par le. même procédé jusqu’à l'extrême dilution désirée (1).

Un troisième procédé, enfin, est la méthode de fluxion continue qui, ainsi que l'indique son nom, consiste à faire traverser la susbtance à diluer, contenue dans un vase à tropplein, par un courant continu de véhicule liquide, en ayant soin de réaliser -au mélange parfaitement homogène par un brassage énergique à l’apport de véhicule correspond un départ d'une quantité égale de mélange par le trop-plein. La dilution est alors fonction de la quantité de liquide utilisée. Aux « Laboratoires Homéopathiques de France », on emploie pour les dilutions ainsi préparées un turbo-dynamiseur d’un modèle nouveau, qui permet d'obtenir de très hautes dilutions.

La correspondance entre les dilutions obtenues par la mé-. thode hahnemannienne et par celle de Korsakov, qui en dérive directement et ne représente qu'une simplification technique, n'est pas rigoureusement identique. La forme du flacon, son volume, les propriétés physiques du liquide constituant la teinture-mère interviennent en effet pour provoquer des variations qui, si minimes soient-elles, ont leur importance.

Dans la concentration en principe actif, entre un autre facteur qu'Hahnemann a étudié : le secouage. Le père de la doctrine homéopathique conseillait au début, écrit le docteur A.-]. Gillet (2), de ne donner que deux ou trois secousses pour éviter de donner une trop grande force au médicament. Selon lui, grâce à un nombre de secousses important, une basse dilution pouvait acquérir autant de puissance qu’une trentième. Revenant finalement sur ce point, il conseilla d'imprimer au médicament non pas deux à trois secousses, mais deux cents à

(1! Koïsakow, par cette méthode, poussait les dilutions jusqu’à la 1.000*° pour certains médicaments.

(2) La préparation des remèdes ‘homéopathiques (Paris 1946).

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trois cents » (1).

Cette question de la succussion réalisée, aujourd'hui, mécaniquement dans les grands laboratoires à l'aide d'appareils spéciaux, beaucoup d'homéopathes souhaiteraient qu'elle reposât sur des données exactes, assurant d'un pays à l’autre l'unité des dilutions. :

« Est-il indifférent, a écrit M. Delpech père (2), que le nombre de succussions soit de 2, de 10 ou de 1.000 ? Je ne le crois pas. À nombre égal de secousses l’exaltation dynamique est-elle la même pour une substance déterminée que pour une autre ? || est très probable que non.

« Alors, il serait souhaitable que des étuces de pharmacodynamie fussent poussées dans cette voie aussi loin que le permettent les moyens actuels de la science, et que physiciens et chimistes nous déterminent avec une rigoureuse précision le summum à atteindre, l'optimum à ne point dépasser. Ceci fait, un service inappréciable serait rendu aux médecins homéopathes du mon£e entier, parcequ'il cbligérait à la publication d'une pharmacopée internationale unifiant les modes opératoires ».

En attendant, la « Société française d'Homéopathie », dans la séance du 15 mai 1946, a adopté à l'unanimité une motion reconnaissant les préparations et dilutions dites hahnemanniennes vraies comme les seules préparations homéopathiques officinales, les dilutions dites de Korsakow étant de titre indéterminé et indéterminable et les échelles de correspondance sans valeur.

Mile L. Wurmser, directrice technique des « Laboratoires homéopathiques de France », a, elle aussi, conclu à la nécessité de n'employer que les dilutions hahnemanniennes vraies, « Seule une méthoce valable pour tous les expérimentateurs,

(1) Dans une note de son Organon, Hahnemann écrit : < !| y a des homéopathes qui transportent avec eux les médicaments homéopathiques sous ‘forme liquide, dans le cours de leurs visites, et qui prétendent que les vertus n'acquièrent point par 1|à d'exaltation avec le temps. Soutenir une pareille thèse, c'est prouver qu'on ne possède point un esprit d'observation bien rigoureux. J'ai dissous un grain de natfon dans une demi-once d'eau mêlée avec un peu d'alcool, et pendant une demi-heure j'ai secoué sans interruption le flacon rempli aux deux tiers, qui contenait la liqueur; j'ai trouvé ensuite que ‘celle-ci égalait la trentième dilufion en énergie ».

(2) Ouvrage cité.

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a-t-elle écrit, (1) est capable de faire avancer la science des doses infinitésimales ».

Aux soins minutieux qu'exige la préparation des remèdes homéopathiques, solutions, granules ou globules, à l'asepsie rigoureuse du matériel de verrerie, s'ajoutent les précautions à prendre pour la conservation des médicaments. Il faut, dit Dorvault dans son « Officine », les soustraire à l’action des odeurs de toute espèce, les tenir à l'abri de la lumière dans un lieu qui ne soit ni chaud ni trop humide. Les teintures-mères et les premières dilutions à odeur forte doivent être classées à part ».

Pour les dilutions, on utilise le plus souvent des récipients de verre pyrex, des bouchons et joints de verre rodé, ou des bouchons neufs et sans pores, non blanchis au chlore. Bien avant les actuels perfectionnements du matériel et de l’outillage, les frères Catellan avaient été les premiers à reconnaitre et à mette en pratique les multiples précautions à prendre dans une officine homéopathique, et de là était venu le renom de leurs préparations. Aujourd’hui, il est recommandé aux pharmaciens d’avoir pour leurs préparations homéopathiques une salle spéciale, qui ne soit pas contaminée par les poussières et les odeurs inhérentes à la pharmacie courante, et aussi un matériel uniquement réservé à l'exécution des prescriptions hahnemanniennes : éprouvettes, mortiers en porcelaine vernie où en agathe, spatules d'os, etc.

Ajoutons que l'étiquetage n'est pas moins important dans les pharmacies homéopathiques que dans les autres: car il s’en faut que les produits qu'elles utilisent soient toujours, comme on est assez tenté de le croire, exempts de toute toxicité. La digitaline, la teinture de strophantus, la teinture de noix vo-

mique, par exemple, sont loin d'être des substances inoffensives.

(1) Peut-on étayer où justifier l’homéopathie par l'expérimentation ? (1946).

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On a dit que la vaccinothérapie, qui a démontré son efficacité dans des affections très diverses, est, dans une certaine mésure, bien entendu, l'application de la « loi des semblables ». Toujours est-il que l’homéopathie n’a pas manqué de s'attacher à cette méthode thérapeutique. Elle emploie en effet, sous le nom de Nosodes, des substances d'origine pathologique, toxinique ou microbienne (tuberculines, cancerines etc...) prélevées sur l’homme ou l'animal, et qui sont diluées et dynamisées par les méthodes habituelles.

Les Nosodes étaient déjà connus au milieu du siècle dernier. Dans son « Codex des Médicaments homéopathiques », Georges Weber écrivait en effet en 1854 :

« Je dois signaler ici un ordre de produits animaux, tous empruntés à l’ordre pathologique, produits qui ont été préconisés par l'isopathie et qui sont, je dois le dire, fort peu employés de nos jours. La doctrine, dont je viens de rappeler le nom, parut un développement, une application plus complète de l’homéopathie; comme on le disait : un pas en avant. Le vétérinaire Lux en fut l’auteur. Un provoriétaire des environs de Leipzig était Venu lui demander des médicaments contre le charbon et contre la morve. Lux ne put lui en indiquer, mais il lui affirma que les maladies contagieuses renferment, dans leurs produits mêmes, les éléments de leur guérison. Il l’engagea, en conséquence, à traiter le charbon à l'aide du pus charbonneux dynamisé; la morve avec le pus du jetage également dynamisé.

« Le principe posé, on l’applique d'une manière chaque jour plus générale. Grossise déclare son partisan; Stapf pensait que l’isopathie qui avait pris pour formule : Œqualia œqualibus curantum, était Un degré de perfection plus avancé que l’homéopathie, et le père Werth faisait usage de l’autopsorine. Hahnemann jugea plus froidement cette découverte :

« On serait tenté d'admettre, disait-il (1), une quatrième manière d'employer les médicaments contre les maladies, savoir : la méthode isopathique, celle ce traiter une maladie par le miasme qui l'a produite. Mais, en supposant même que la

(1) Organon, par. 56 (note).

chose soit possible, et ce serait là certainement une découverte précieuse, comme on n'administre aux malades le miasme qu'après l'avoir modifié, jusqu'à un certain point par les préparations qu'on lui fait subir, la guérison n'aurait lieu, dans ce cas, qu’en opposant Simillimum Simillimo. »

Peu usités au temps de Georges Weber, les Nosodes ont aujourd'hui pris une place importante cans la pharmacopée : homéopathique. Mile L. Wurmser en décrit en ces termes le mode de préparation (1)

« Le sang, le pus, les liquides pathologiques et physiologiques sont atténués par dilutions centésimales successives, à partir de la substance prise comme souche, dans l’eau d'abord pour les deux premières atténuations centésimales, dans l'alcool à 30° pour la troisième C et dans l’alcoo| à 60° ou 70° pour les suivantes;

« Les substances solides : croûtes, squames, tissus, etc, sont atténuées par triturations lactosées d'abord, par dilutions ensuite, à partir de la troisième C.

« Les cultures microbiennes sont broyées et diluées. Les . toxines sont simplement diluées. »

La Faculté demanda, il y a une quinzaine d'années, aux pharmaciens homéopathes leur modus operandi pour les nosodes, afin de décider s'ils ne relevaient pas de l’article de loi qui vise la préparation des sérums, vaccins et analogues. || put être démontré que la quatrième dilution et les suivantes ne possèdent plus aucun pouvoir pathogène. Or les Nosodes ne sont délivrés qu’à partir de la sixième dilution (2).

Signalons enfin les préparations isothérapiques, qui utilisent les produits physiologiques où pathologiques du malade luimême, mais sans recourir à l'isolement microbien. Le germe microbien, pour les homéopathes, n’est pas, en effet, l'essentiel de la maladie. Ce qu’il importe de modifier, c'est le milieu qui favorise son développement. D'où la nécessité de recourir à l'agent pathogène, aux toxines microbiennes, par un prélèvement de sang, de pus ou de squames, qui servira à la prépa-. ration des atténuations successives ? Celles-ci doivent être tel-

(1 Quelques notions indispensables de Pharmacopée (Paris 1937).

(2) Delpech : la préparation des Nosodes (Revue française d'homéopathie, février 1932),

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les que les isothérapiques délivrés soient atoxiques et avirulents, ce qui est le cas à partir de la sixième dilution cent.

Un reproche qui a souvent été fait aux remèdes homéopathiques et que nous ne pouvons nous dispenser de signaler, c'est la lenteur de leur action. Les adversaires des doses infinitésimales n'ont pas manqué de trouver là un argument en faveur de leur thèse.

Reproche injustifié, disent les homécpathes. Car, lorsqu'il ne s’agit pas de maladies chroniques, exigeant une thérapeutique corrective et de soutien, qui ne peut avoir d'effet immédiat, l’action du traitement est rapide, à la condition qu'il soit bien individualisé. En outre, le docteur Borliachon estime (1) qu'il faut tenir compte de ce que la guérison s'opère sans que le malade ait subi d'intoxication médicamenteuse. « Est-ce à cela, souligne-t-il, que nous devons attribuer la rareté ou la brièveté dés convalescences, qui sont anormalement courtes ou inexistantes après une maladie soignée homéopatiquement ? Le malade revient souvent sans transition de l’état de maladie à l’état de santé ».

Que l’homéopathie suit une méthode lente, Hahnemann luimême le contestait déjà. « Quand l'application du médicament choisi de manière à ce qu'il soit parfaitement homéopathique a été bien faite, écrivait-il (2), la maladie naturelle aiguë dont on veut se cébarrasser, quelque maligne et douloureuse qu'elle puisse être, se dissipe en peu d'heures, si elle est récente, et en un petit nombre de jours, si elle est un peu plus ancienne, sans qu'il reste aucune trace de malaise... Pour ce qui est des maux chroniques, et principalement de ceux qui sont compliqués, ils exigent plus de temps pour guérir ».

Dans l'ouvrage qu'il a publié sous le titre : « L'Homéopathie, médecine d'urgence », le docteur Lefort, de Tours, a, par de nombreux exemples, fait justice de la croyance, trop répandue encore, qui veut que l’homéopathie ne puisse être d'aucun secours dans les cas d'urgence.

(1) Discours prononcé au 6* Congrès national organisé par le Centre homéopathique de France (mai 1947).

(2j Organon, par. 149.

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