‹ Contribution à l'étude de la Pharmacie HoméopathiqueChapitre 23 sur 32 · LEO) TON · texte numérisé non relu

LEO) TON

Nous ne saurions clore ce chapitre sans dire quelques mots du Codex homéopathique, depuis si longtemps réclamé et dont on peut aujourd'hui prévoir la publication prochaine.

Car, si les Pharmacopées Homéopathiques sont nombreuses (1), il n'existe encore aucun Codex officiel, comme celui dont la loi du’21 germinal an XI a prescrit l'établissement pour les médicaments allopathiques. C’est une lacune à laquelle les homéopathes demandent depuis longtemps qu'i soit enfin remédié.

Une commission mixte, élue par le syndicat des laboratoires homéopathiques spéciaux et des pharmacies homéopathiques françaises, ainsi que par la « Société française d’homéopathie », a été chargée de la rédaction dé ce formulaire officiel, destiné à être incorporé à une nouvelle édition du vieux Codex médicamentarius.

Cette commission est ainsi composée

M. le docteur Rouy, orésident de la Société française d'homéopathie, président;

M. Delpech, pharmacien, membre de la Commission internationale permanente de Pharmacopée homéopathique;

M. le docteur Gillet, pharmacien, directeur des Laboratoires homéopathiques de France;

M. Boiron, docteur en pharmacie;

M. Danos, docteur en pharmacie, directeur de la Pharmacie homéopathique centrale de France;

M. le docteur Pierre Vannier:

M. Baudry, docteur en pharmacie, directeur des Laboratoires homéopathiques modernes.

Pour limiter les dilutions aux concentrations dosables et identifiables, qui ne prêtent à aucune contestation, la Commission a résolu, à l'instigation du docteur Pierre Vannier, de ne considérer comme officinales que les dilutions hahnemanniennes jusqu’à la neuvième inclusivement, mais en réservant

à chaque médecin la liberté de prescrire telle ou telle autre préparation.

(1) Citons notamment le Codex homéopathique de Weber (1854), la Nouvelle Pharmacopée homéopathique de Jahr et Catellan frères (1841), la -Pharmacopée homéopathique française de Ecalle, Delpech et Peuvrier (1898). <

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C’est dire que les méthodes dites de Korsakov ou du flacon unique, le procédé de fluxion continue, qui n'offrent pas les mêmes garanties de constance et de régularité, ne figureront pas au Codex homéopathique.

Etabli par le travail en commun des membres de la Commission, le Codex a été présenté à l’Académie de Pharmacie, à la « Société française d'homéopathie » et soumis pour approbation à la Commission officielle du Codex.

En obtenant la codification de ses remèdes, l’homéopathie aurait une réglementation que justifient son développement et ses progrès.,

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