‹ Contribution à l'étude de la phlébite goutteuseChapitre 13 sur 31 · ETAT · texte numérisé non relu

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tante, n'est peut-être pas étrangère à cette dernière particularité.

La recherche du cordon veineux, si pénible qu'elle soit quelquefois, devra loujours ètre tentée. Un doigté exercé saura, tout en prenant les précautions nécessaires, reconnaitre sans peine le trajet de la veine : le plus souvent la veine est solide, ferme, quelque peu rénitente ; d’autres fois elle est véritablement indurée, au simple toucher on reconnaît la phlébo sclérose.

Mais ce qu'il conviendra surtout d'observer avec soin c'est la longueur sur laquelle l’inflammation du vaisseau s’est étendue. On notera aussi la topographie des intervalles restés sains et séparant les îlots inflammatoires. Car ilne faut pas oublier qu'il s'agit d'une intoxication de toute l’économie et que les observations prouvent surabondamment que la phlegmasie se déplace, progresse, monte, en un mot « est ambulante » suivant l’expression si heureuse de Lancereaux.

Il ne faut pas oublier, non plus, que les ilots inflammatoires se manifestent parfois par de simples dilatations dures et noueuses, répondant à des caillots.

Bref on aura à rechercher la phlébite partout, même où on ne la voit pas, en se souvenant que Paget l’a considérée comme multiple et 4 métastatique ». Cette dernière expression était d’ailleurs inexacte, la lésion symétrique et simultanée pouvant aussi bien ètre observée.

Cette recherche sera assez facile s'il s’agit, comme

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c'est la règle des veines superficielles. Mais si, au contraire, ce sont les veines profondes qui sont intéressées on n'aura, comme signes, que les veinosités superficielles et l'ædème du membre qui, alors, peut être considérable et persistant. On sait, en effet, que les œdèmes considérables trahissent l’obstruction des troncs volumineux et profonds. L'observation de Para attirera l'attention sur ce point.

D'après Viccaji l'élévation de la température locale est un fait presque constant et facile à observer. Quant à ces phénomènes liés à des troubles vaso-moteurs et indiqués pour les autres phlébites : sueurs, sudamina, etc, nous n'avons pas vu dans lesobservations recueillies de remarques particulières. Il est vraisemblable, toutefois, que dans les phlébites à grands œdèmes la dystrophie se manifeste par de la sécheresse d’abord, une pigmentation anorma'e puis la desquamation ou l’ulcération de la peau ; il se peut aussi que dans ces cas il y ait des hydarthroses et des altérations cartilagineuses.

Que si, dès lors, on cherche à s’enquérir de l’état général du malade on remarquera souvent les plus belles apparences de la santé. Les goutteux cachectiques sont atteints de phlébosclérose ou de phlegmatia mais ne présentent pas de cas de cette phlegmasie veireuse spécifique, qui peut donner lieu à un tableau clinique particulier. S'ils sont phlébitiques ils

le sont à la facon des cancéreux et des tuberculeux et,

alors, la phlébite se confond, comme aspect et peut être

comme pathogénie, avec la vulgaire phlegmalia alba dolens.

ILest possible que la phlébite s'accompagne d'une fièvre modérée, dépassant rarement 38°. Elle est précédée ou non de frissons et peut apparaître avant les lésions. D’autres fois une ascension thermique plus considérable précède la résolution. Il y a mème là un élément de diagnostic, car tout se passe comme dans certaines terminaisons de goutte articulaire accompagnées de /ièvre goutteuse. M. Bouchard considère cette fièvre comme salutaire ; elle accélèrerait des combustions organiques jusque-là ralenties.

Les urines sont rougeûtres, riches en urates qui se déposent peu à peu par le refroidissement. On y trouve des oxalates. L'urée et l'acide phosphorique sont en excès. (Observat. I; observ. de Para). Il est intéressant de rappeler, à ce propos, que, dans la goutte articulaire, Garrod avait prétendu que l'acide urique était éliminé en moins grande quantité pendant l'accès par l'émonctoire rénal, Lécorché à prouvé que c'est le phénomène inverse qui se produit.

Telle est, sommairement étudiée, l'allure clinique de la goutte veineuse dans sa normale, Mais, à côté du type ordinaire, moyen, il faut s'attendre à des manifestations beaucoup moins bruyantes et qui sont aussi difficiles à interpréter que n'importe quel symptôme de goutte larvée.

Il y a des phlébites goutteuses très insidieuses. Elles sont très fréquentes. Ce sont celles que Paget considère comme de simples inflammations de la veine, inflammations cheminant par poussées successives et progressant quelquefois d'étage en étage. Dans ces cas, peu de douleur, peu d'impotence et le malade ne s’arrête pas. Mais, si léger que soit le dépôt de fibrine, il n'en existe pas moins et l'embolie survient à l'improviste (observ. Tuckwell). Les phlébites à grands désor- ‘dres anatomiques seront plus solennelles, mais c’est encore parmi les plus légères de ces affections que les embolies sont les plus fréquentes,

Parmi les formes atypiques qui relèvent des localisations anormales, on peut citer les phlegmasies des veines de la paroi abdominale. Paget les a observées. Widal et Bezançon déclarent que la phlébite goutteuse peut envahir les veines du membre supérieur ‘et même les jugulaires. Enfin, dans son chapitre des Clinical lectures sur la goutte veineuse, Paget relate une très curieuse observation de phlébite rapidement généralisée aux veines cave:s supérieure et inférieure. Ne découvrant, pour expliquer ce cas, aucune étiologie immédiate, il laisse ent endre qu'il pourrait ètre question de cette phlébite con stitationnelle dont l'étude lui était si chère, Il n’en donne cependant aucune raison. Plus loin il cite enco re — avec aussi peu de précision — un cas de phléb ite des veines de la région

scapulaire, avec hypertrophi e musculaire deltoïdrenne.

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Fr ’étiologie z0 teuse dans ces deux cas, nous n'avons pas cru devoir. rapporter ces deux observations.

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Comme il ne donne aucune preuve

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