‹ Contribution à l'étude de la phlébite goutteuseChapitre 14 sur 31 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Diagnostic.

Lorsque le médecin sera appelé auprès d’un malade présentant les symptômes précités, il pourra entrevoir le diagnostic, mais il sera indispensable, pour qu'il arrive à une certitude, qu'il recherche la diathèse goutteuse.

Il devra, d’abord, se rendre compte de la quantité des urines émises. Ordinairement le goutteux est polyurique ; il émet en moyenne deux litres par 24 heures d'une urine dont la densité est forte : 1025 à 1030.Cette urine est hyperacide au moment de l’émission, d’odeur forte, et elle laisse, par le repos, se déposer un résidu. Le fait principal de la séméiologie urinaire est l’augmentation constante de l'acide urique et de l’urée. Au lieu de la moyenne normale de 0 gr. 60, le taux de l'acide urique,rendu dans les 24 heures,oscille autour de 4 gramme. Il n’est pas rare de constater les chiffres de 4 gr. 50 et 2 grammes. L'urée présente une hausse

analogue et atteint de 35 à 40 grammes par jour, Nous

DÉS avons dit déjà ailleurs que l’on trouve un excès d'acide phosphorique et d'acide oxalique. L'albuminurie est rare et sans valeur séméiologique.

Passant ensuite à l'examen du sang par le procédé rapide de Garrod ou procédé du fil, on obtient par l’action de l’acide acétique des cristaux uriques. Rappelons qu'au microscope les cristaux d'acide urique se présentent sous l’aspect de pierres rhomboédriques, ceux d’urate de soude en petites masses floconneuses, ceux d’urate d'ammoniaque en sphères plus ou moins hérissées de piquants. Notons pour mémoire la réaction chimique de la murexide.

Arrivé à cette certitude que le sujet est un goutteux, on reprendra un examen plus minutieux de l’affection locale.

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit dans l’étude clinique. On se rappellera que la douleur est plus où moins intense mais ordinatrement limitée, que la phlébile est superficielle, se manifestant plutôt par des lraînées rougeûlres el des plaques de périphlébile que par un œdème de phlegmalia, qu'au toucher elle donne l'impression de troncs rénitents, indurés plutôt par segments que dans la continuilé, avec parfois des nodosilés très dures, que souvent elle est progressivement ascendante el très mobile. M. Vaquezla considère comme très récidivante. Elle accuse {rès peu de tendance à l’obliléralion, elle ne passe jamais à la purulence. La torme

phlegmatia peut être observée, mais très rarement,set

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