‹ Contribution à l'Étude de la Phlébite PneumoniqueChapitre 10 sur 24 · TT RL · texte numérisé non relu

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Le 16 mars, coma et mort le soir.

Autopsie, le 18 mars 1869. — Pneumonie chronique de un tiers inférieur du poumon gauche. Pneumonie récente dans les deux tiers supérieurs.

Poumon droit et cerveau : rien.

Cœur droit (oreillette ou ventricule). Caillot formé après la mort se prolongeant dans la veine cave supérieure. Champignons blanchâtres adhérents aux différents ordres de colonnes du verticale, faisant saillie dans sa cavité par une extrémité arrondie, maintenue à la colonne, lcs unes par un petit pédicule assez mince, les autres par un pédicule volumineux. Le microscope les montre comme formées entièrement par de la fibrine. Volume d’une lentille à celui d’une noisette.

Artère pulmonaire : Caillot de sang noir liquide formé après la mort. |

Cœur gauche : Caïllot noirâtre formé après la mort. Consistance de gelée de groseille. Sur la face ventriculaire de la cloison interventriculaire, petites tumeurs blanc grisâtre, arrondies, sessiles, volume d’une noisette, au nombre de deux, se laissant déprimer sous le doigt avec facilité. À la coupe, ces tumeurs étaient formées d’une poche contenant au centre une substanceanalogue à du pus, de même couleur que l'enveloppe. Au microscope, le contenant paraît formé de fibrine pure, le contenu par de la fibrine à l’état granuleux, ‘sans trace de leucocytes.

Rien d'anormal aux orifices.

Veine fémorale gauche : oblitérée par un caillot sanguin et notablement distendue sur une longueur de 10 ‘centimètres environ par un Caillot qui, de plus, était adhérent à la partie postérieure de cette veine, au-dessous de l’embouchure de la saphène interne dans la fémorale. Ce caillot formé pendant la vie, commençait immédiatement au-dessous de larcade crurale, par une extrémité arrondie, sans se prolonger nullement au-dessus Sa consistance était médiocre et son extrémité offrait une coloration jaunâtre ; par son extrémité inférieure, il

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s’étendait en forme de caillots sanguins noirâtres,dans les collatérales de la veine. Il faut remarquer que plus on s’éloignait de son sommet, plus le sang prenait le caractère de coagulum, c'est-à-dire d’une gelée rouge foncé, sans trace de fibrine visible à l'œil nu.

OBSERVATION V (Résumée)

(Thèse de Barbanceys) Pneumonie. Thrombose de la veine fémorale gauche

Robert R., 30 ans, terrassier. Salle Saint-Charles. n° 4. Entre le 3 novembre 1868, sort guéri le 12 janvier 1869.

Quand nous voyons le malade, il est en convalescence de pneumonie gauche et retenu pour une thrombose de la veine fémorale gauche du même côté.

Antécédents héréditaires. Excellents.

Antécédents personnels. Très bien portant jusqu’au 20 octobré 1868. Habitudes de boisson.

Le 20 octobre après s'être exposé aû froid et à la pluie, il s’est mis à tousser, a eu un peu de fièvre. Puis la toux est devenue plus fréquente, le malaise a augmenté, le 2 novembre 1868, il a ressenti une violente douleur au creux épigastrique et dans le flanc gauche, ce qui l’a obligé à se mettre au lit. Immédiatement après il a craché du sang, le même temps qu'il a été pris d’une grande oppression.

Dès le début,son affection s’est annoncée avec des symptômes assez graves pour que l’on eraignit pour sa vie. Aussitôt après son entrée à l’hôpital, à plusieurs reprises, il a fallu l’attacher solidement, à cause du délire violent qu’il avait, et plusieurs jours durant, tout espoir de guérison avaitété perdu.

Le 15 novembre au soir, le membre inférieure gauche à tout d’un coup augmenté de volume en l'espace d'un quart d'heure

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