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environ, à un moment où le malade s'était mis sur son séant pour tousser.[mmédiatement est survenue une douleur violente dans le pli de l’aine, où cet homme a éprouvé, nous dit-il, une sensation analogue à celle que donnerait un corps porté dans cette région.
Quelques heures après, la jambe était totalement infiltrée
Dans la nuit suivante. le malade a éprouvé de violentes douleurs à la partie antérieure et supérieure de la cuisse du même côté, douleurs qui ont acquis une telle intensité qu'il ne pouvait plus supporter le poids des couvertures, aussi avait-on été forcé de mettre un cerceau pour les soutenir.
Pas de traces de phlyctères ni de gangrène,
L’œdème était parfaitement limité.
Résolution de la pneumonie. Etat général satisfaisant.
Depuis la mi-décembre 1868. cet homme est resté dans nos salles uniquement à cause de la thrombose de sa veine fémorale gauche, et c'est à peine s'ila pu se lever un peu dès le 3 janvier 1869. Aussitôt après, nous dit-il, qu’il est resté quelques instants debout, sa jambe enfle. et on perçoit au toucher un cordon dur, sur le trajet des vaisseaux fémoraux ; les
battements de l’artère fémorale gauche sont nettement dis-.
tingués.
Les veines sous-cutanées sont plus visibles à gauche qu'à droite, ce qui tend à faire croire que la circulation a dù subir des modifications dans le système du sang noir.
Peu à peu avec la diminution des symptômes de la trhombose veineuse, le malade-est resté chaque jour levé plus longtemps, ce qui lui a permis d’aller à Vincennes en sortant de l'hôpital le 12 janvier 1869.
La thrombose nous paraît être survenue après le détache: ment d’un caillot migrateur des veines plus petites de la jambe. S'il s’est arrêté au niveau de l'arcade crurale, ce n’est que gràce à la compression exercée sur la veine à ce niveau.
OBSERVATION VI (Lancereaux, in thèse de Vallette) :
Tromboses des veines fémorales et emholies pulmonaires au déclin d'une pneumonie; mort subite.
D..., 66 ans, blanchisseuse. est admise. le 20 avril 1861, à l'hôpital de la Pitié, salle du Rosaire, n° 35. service de M. Gendrin.
Petite, mais néanmoins d'une bonne santé habituelle, cette femme, déjà atteinte de fluxion de poitrine. vient se faire soigner pour pneumonie. Cette affection qui date de quelques jours, se révèle par ses signes habituels ; souffle bronchique, râles crépitants, fièvre. langue sèche, etc... ; elle est localisée au sommet gauche et sous l’aisselle correspondante. Une saignée de 150 grammes est déjà pratiquée; le lendemain on applique un vésicatoire volant entre les deux épaules. Le septième jour de la maladie, défervescence. Le 1® mai, la malade reçoit une potion. Du 1% mai au 6, l’amélioration se continue bien, qu’il persiste un léger souffle bronchique au sommet du poumon gauche. Cependant, le mollet est un peu douloureux. Il survient un peu d’œdème des jambes. Le 6 mai. à 8 heures du matin, cette malade, sans fièvre, me réclame des aliments qui lui sont accordés. À 11 heures. elle entre dans un accès de colère contre sa voisine, gesticule dans son lit. À midi elle se lève, s’assied à côté de son litet marche un peu, à 3 heures, elle monte sur son lit en s’aidant des mains et des genoux, mais avec d'assez grands efforts pour que l’infirmier soit obligé d’intervenir à la fin. Elle est à peine sur son lit qu’elle jette un cri,
na] )
PIÈRRE
RAANES
disant qu’elle se trouve mal, s’assied un instant, puis retombe sur ses oreillers.
Les traits s’altèrent, sa face palit, ses extrémités se refroidissent, quelques inspiralions bruyantes et prolongées se font entendre et la mort a lieu dix à douze minutes environ après le début de cette scène.
Autopsie. — L'œædème des jambes, localisé à la partie inférieure de la jambe gauche, occupe la jambe droite tout entière ; il est assez ferme. Les veines iliaques externes et hypogastriques sont libres. Dans la fémorale droite existe un caillot qui, des nids valvulaires situés au-dessus de l'embouchure de la fémorale profonde, se prolonge jusqu’à l’arcade de Fallope ; un peu aplati d'avant en arrière, ce caillot n’obstrue qu’incomplètement la lumière du vaisseau. Bifurqué à l’une de ses extrémités, il se termine par une autre extrêmité conique, offre des prolongements dans les veines adjacentes et des reliefs valvulaires sur son trajet s’il est détaché du vaisseau qui le renferme, Plus bas. le même vaisseau contient un autre coagulum moins volumineux que le précèdent. À gauche. la saphène interne est remplie par un caillot fibrineux, débordant d’environ 1 centimètre dans la fémorale profonde où il se termine par une extrémité arrondie. La fémorale profonde renferme également un caillot qui se prolonge de deux centimètres dans la fémorale Les veines ont leur paroi intacte. Les autres organes sont sains,
Les organes thoraciques sont enlevés avec le plus grand soin et déposés sur une table. Le ventricule gauche est sain ; le ventricule droit, uu peu large, contient une faible quantité de sang liquide. L'artère pulmonaire renferme deux concrétions fibrineuses entièrement libres; une des concrétions, cylindrique, brunâtre, de 4 à 5 centimètres de long, a une extrémité conique parfaitement lisse, tandis que l’autre extrémité laisse voir trois petits mamelons dont lun surtout parait s'être formé dans un nid valvulaire, car il en est l'empreinte exacte : cette concrétion présente sur sa longueur quelques saïllies semblables à des moules de valvules et un prolongement collatéral, évidemment
de formation veineuse. La seconde concrétion d’une longueur de 4 centimètres, cylindrique, située en travers, déchirée à l’une de ses extrémités, offre dans sa continuité, de petites saillies mamelonnées et lisses semblables à des moules de valvule.
Une troisième concrétion se rencontre dans la branche de l’artère pulmonaire qui se rend au lobe inférieur droit ; située au niveau d'un éperon auquel elle adhère, cette concrétion. ferme et arrondie est un peu différente des précédentes ; cependant, on peut reconnaître une légère bifurcation à l'une de ses extrémités. Dans le même vaisseau se trouve une sorte de bandelette fibrineuse, jaunâtre, adhérente à la paroi sousjacente dont il est presque impossible de la détacher. Un caillot fibrineux, jaune sale, est adhérent à l’un des éperons des branches qui gagnent le lobe supérieur et envoie des prolongements dans chacune des branches adjacentes. Le parenchyme pulmonaire correspondant n'est pas altéré, il est simplement un peu pâle et anémié. [1 n'existe aucun épanchement pleural, mais le lobe supérieur gauche est recouvert d’une fausse membrane ferme, indurée, de coloration grisâtre et marbrée à la coupe ; il estfriable et ne surnage pas dans l’eau; il a les caractères d’une pneumonie en voie de résolution. Les autres organes sont sains. |
| OBsErvATION VI
Lépine, in Thèse de Vallette
Pneumonie franche. Œdème douloureux survenu après la défervescence. Guérison
M... terrassier, 31 ans. né à Turin, entre dans mon service de clinique à l’Hôtel-Dieu de Lyon, le 23 novembre 1878.