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Le manuel de médecine de MM. Debove et Achard les passent sous silence. L'article de M. Netter sur la pneumonie, dans le traité de Bouchard et Brissard, ne le relate pas.
La thèse de Boulay (affection à pneumocoques, Paris, 1891), ou sont passées en revue la pleurésie, la péricardite; l’endocardite, la méningite, la péritonite, l’arthrite, l’'amygdalite, l’entérite, la néphrite, la métrite, l'otite, l’ostéopériostite, Île phlegmon diffus, les abcès, la parotidite, les angines, la dacryocystite, la tenonite, l’hépatite, et la vaginalite, ne lui accorde même pas la plus petite place.
Et, cependant cette phlébite pneumonique existe. M. Vaquez, dans les cliniques médicales de la Charité (1594), la décrit en quelques lignes : «Klle se rapproche, dit-il, par beaucoup de caractères de la phlébite grippale, et c’est surtout dans la grippe compliquée d'accidents pulmonaires qu’on voit apparaître des manifestations sur le système veineux. Les obser-oations, djoute-t-il, en sont encore asses rares.
M. Œttinger, dans l’article sur les phlébites (dans le traité de Brouardel et Gilbert), on fait un court chapitre et s'exprime sur elle, en disant qu'elle est encore peu CONNUE.
Ajoutons, cependant, aux cas précédemment cités les trois de da Costa dans la philadelphia Médical Journal, 10 sept. 1898, et surtout les trois cas per-
sonnels de W. R. Steiner, dans le John Hopskins Hôpital à côté desquels il passe en revue les différents faits publiés Jusqu'à ce jour (satistique de 30 cas auxquels nous ferons quelques emprunts. Nous retrouvons encore un cas mentionné récemment par MM. Widal, Lemierre et Gadaud, dans un mémoire de la Société médicale des hôpitaux, 19 avril 1903, p. 415, où ils consignent leurs recherches du pneumocoques dans le sang des pneumoniques. L’observation I de ce mémoire, en effet, s’est accompagnée de phlébite et l’ensemencement du sang permet de déceler la présence de l’agent causal microbien.
Nous apportons ici deux observations nouvelles de phlébite pneumonique. L'une d’elles, nous la devons tout entière à l’obligeance de notre collègue et ami M. René Gaultier, interne à l'hôpital Beaujon, qui a pu faire à l’autopsie du malade mort brusquement à la suite d’une embolie pulmonaire les constatations anatomiques et bactériologiques qui nous permettent, avec les faits apportés ci-dessus, de faire rentrer dans le cadre nes phlébites infectieuses, la phlébite des pneumoniques.
PIÈRRE “