I. — LES TECHNIQUES ANCIENNES
Elles reposent sur la connaissance d’un principe mis en évidence par Dos SANTOS :
Il existe au niveau du membre inférieur deux grands courants circulatoires
19 le système saphène intefne, où une injection poussée ‘dans la saphène interne n’opacifie que cette veine et plus haut la veine iliaque externe (fig. 3). .
20 le système saphène externe qui comprend la veine saphène externe et les veines profondes du membreinférieur. La veine saphène externe se jette dans la veine poplité au niveau de l’espace intercondylien, c’est pourquoi une injection dans la saphène externe, derrière la malléole externe rend visible cette veine mais aussi les veines profondes de la jambe et de la cuisse (fig. 4).
En conséquence
— la saphène externe est utilisée lorsque nous soupçon- . nons les lésions du système jambier ou fémoral, en ponctionnant cette veine derrière la malléole externe,
DENT eRE
— la saphène interne est utilisée si nous soupçonnons des lésions des territoires superficiels et des lésions iliaques.
Ainsi, pour orienter nos premières investigations et pour localiser le siège de la lésion nous employons la phlébographie sous stase.
Cette méthode nous donnait de beaux clichés de jambe, mais les clichés de cuisse étaient toujours plus faibles en
: .raison de la dilution du produit. La saphène externe et
les veines profondes se superposant sur un cliché de face il était indispensable de pratiquer un profil de contrôle oud’utiliser, comme les Portugais, un appareil sterec-radiographique qui apporte la notion de relief. Lés manœuvres étaient relativement compliquées. La méthode était moins pratique comparée à celle que nous utilisons actuellement, et pouvait «conduire à des erreurs de diagnostic parce que :
— nous n’obtenions pas toujours le système veineux profond,
— et surtout nous avions rarement le système veineux global du membre inférieur.
Par exemple le cas d’un malade présentant des varices développées au niveau de la jambe dans le domaine du système saphène externe, s’accompagnant de gêne et de lourdeur dans le mollet. Une phlébographie sous stase dans la veine saphène externe fit penser à une oblitération des veines du mollet (fig. 5). Un second examen sous stase dans la veine saphène interne montra que les varices étaient, des varices de suppléance consécutives à une oblitération ancienne des veines du mollet (Fig. 6).Ce malade revu quelques mois après et après nouvel examen phlébographique par les méthodes nouvelles a revélé un système profond normal (fig. 23).
Actuellement nous utilisons une méthode mise au point par Joao Cip Dos Sanros qui nous permet d’injecter le système profond du membre inférieur en entier en circulation libre.