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IV. — OPACIFICATION DES VEINES CAVES ET DES CAVI- TÉS CARDIAQUES

La réalisation facile de l’opacification de ces domaines réside dans le choix d’une substance de contraste convenable. Il faut utiliser un produit très concentré et dans une plus grande quantité que pour la phlébographie. Mais il faut avant tout que le produit soit réellement inoffensif. La

* “vitesse d’injection doit être très grande afin de réaliser une

* concentration suffisante. Ainsi, par les temps actuels, nous ne pouvons préconiser que le Ténébryl 411 à 60% d’iode ou le Diodrast à 70%. |

19 Veine cave inférieure.

Son opacification a déjà été réalisée depuis longtemps ‘par REYNALDO Dos SanTos La question de la substance de contraste définitivement réglée doit faire entrer l’opacification de la veine cave inférieure dans la pratique courante. Nous utiliserons les mêmes voies d’abord que pour le bassin.

2° Veine cave supérieure.

Pour explorer le tronc brachiocéphalique et la veine cave supérieure on doit injecter simultanément 20 cc de produit opaque aux deux bras et bloquer pendant ce temps les

veines jugulaires par compression. SERVELLE prétend même

que l’on peut saisir le produit dans les branches des vaisseaux pulmonaires. Mais KArTz et ses collaborateurs font une injection unique de substance de contraste soit dans la jugulaire externe, soit au pli du coude. Nous n’avons pas

..eu l’occasion de pratiquer ces explorations.

39 Cavités cardiaques.

C’est l’angiocardiographie. La seule méthode pratique pour la clinique journalière est d’injecter la substance de contraste de la même façon que pour la veine cave supérieure. Il faut prendre à la file plusieurs clichés et faire des prises simultanées en frontale et en transverse, En France

LRAODE ER

cette méthode est en train d’être mise au point par plusieurs auteurs. Les

Les indications de l’angiocardiographie se révèlent d’une très grande utilité pour la clinique et d’un très grand secours pour la chirurgie cardio-vasculaire. Elle doit permettre de très grands progrès. Chez le nourrisson etl’enfant, elle aide au diagnostic des cardiopathies congénitales cyanogènes. Elle précise le siège et l'importance de la sténose dans le rétrécissement isthmique congénital de l’aorte

et l'existence d’une dilatation sus ou sous stricturale. D’où:

la grande importance de ce bilan anatomique réalisé sur

le vivant chez les malades en vue de réaliser l'opération -

de C. CRAFORD.

STEINBERG et ses élèves l'ont utilisée pour les cardio-

pathies acquises : cardio-valvutiles et surtout rétrécissement mitral. Elle est utile pour faire un diagnostic diffé-

rentiel entre un anévrysme de l’aorte et une tumeur du médiastin.

Nous ne pouvions: passer sous silence cette méthode d'avenir.

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