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molécule d’hémoglobine. Celle-ci perdant son noyau ferrique donne de l’hématoporphyrine que le foie altéré dans son fonctionnement ne peut détruire ; aussi va-t-elle imprégner tout l’organisme, s’éliminant par les urines qu’elle colore plus ou moins et dans lesquelles on peut la déceler par la méthode spectroscopique. C’est à la présence de ce pigment fluorescent dans les humeurs que de plus en plus on tend à attribuer les accidents observés. La forme aiguë, bien définie par Gunther, se traduit par des symptômes digestifs (vomissements, constipation) qui rapidement se compliquent de troubles nerveux, il y a de la porphyrinurie et la peau ne semble jamais lésée. La forme bénigne décrite par Bazin sous le nom d’hydroa vacciniforme est une affection printanière ou estivale (Summer éruption de Hutchinson) caractérisée par des lésions cutanées à topographie solaire (érythème “suivi d’éruption papulo-vésiculeuse), laissant des cicatrices varioliformes indélébiles. L’hématoporphyrinurie est de règle. Le pronostic est grave en raison des récidives. Gunther a reproduit les accidents cutanés par irradiation après injection d’hématoporphyrine par voie sous-cutanée chez la souris et endoveineuse chez l’homme, ce qui montre bien que le pigment abaisse le seuil de la sensibilité organique aux rayons lumineux.
Dans l’ictère bilirubinémique ou urobilinémique, Schanz a constaté la photosensibilisation et Haussmann à pu provoquer des coups de lumière.
Le æeroderma pigmentosum est une autre expression clinique de la photocalyse : une, prédisposition
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familiale et congénitale, préparée par les mariages consanguins, confère aux, téguments une sensibilité spéciale à la lumière. Après un érythème solaire, la peau des régions découvertes est le siège de transformations progressives d’où résultent des lésions précancéreuses qui évoluent vers l’épithélioma. Dans cette grave affection la mort survient avant la puberté.
Sous le nom d’urticaire solaire, divers auteurs ont étudié des accidents de sensibilisation à la lumière de cause inconnue : érythème et prurit des régions ‘ découvertes exposées à la lumière, suivis d’œædème,. en sont les symptômes qui rentrent dans l’ordre à l’obscurité pour récidiver dès que le malade s’expose au soleil modéré. Saidman à pu constater que Parc électrique reproduit l’affection et que les radiations responsables s’étendent de 40 à 55 cu environ. |
L'existence d’une sensibilisation toxi-infectieuse est certaine pour la variole où Finsen a fait connaître le rôle de la lumière dans la formation des pustules.
Il est possible que des phénomènes analogues existent dans d’autres maladies telles que l’eczéma solaire, lPulcus rodens des gens de mer, l’épithéliomatose pigmentaire; certains cancers cutanés dont l’évolution semble en rapport avec l’action de la lumière.
Ce bref exposé nous permet de constater que les phénomènes de photosensibilisation sont très répandus en pathologie humaine, et leur domaine, plus vaste sans doute qu’il ne paraît actuellement, ira s’agrandissant et se précisant à mesure des progrès de la science. Certains auteurs supposent déjà que les conjonctivites printanières et certains asthmes des foins
qui surviennent au début des périodes ensoleillées sont de ce domaine. Quelques faits sont rigoureusement démontrés, c’est le cas des coups de lumière acridiniques où l’on voit nettement que l’association du sensibilisateur et de la lumière aboutit dans l’organisme à la constitution d’un complexe morbide dont la présence se traduit par l’apparition de phénomènes toxiques. Ils nous permettront de mieux comprendre l’étiologie et la pathogénie des maladies observées chez les animaux domestiques.