‹ Contribution à l'Étude de la Photosensibilisation: Chez les AnimauxChapitre 12 sur 26 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

La Photosensibilisation en pathologie vétérinaire

La pathologie vétérinaire offre pour l’étude des phénomènes de sensibilisation à la lumière un vaste champ d’observation, car les animaux fournissent de nombreuses victimes à la photosensibilisation.

L'espèce ovine lui paie le plus. lourd tribut, non que le mouton témoigne d’une sensibilité spécifique particulière, mais c’est lui qu’on nourrit le plus volontiers avec le sarrazin tandis qu’on réserve les fourrages meilleurs pour le gros bétail ; en outre, animal des contrées pauvres, c’est à lui encore qu’est ‘laissé le soin de tondre les pâturages maigres et rocailleux, dédaignés des grands herbivores, où poussent toujours trop abondantes les mauvaises plantes comme le millepertuis. Les accidents phototoxiques sont en effet le plus souvent dus au sarrazin et au millepertuis,

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Le bœuf et le cheval sont également exposés à ces accidents, mais plus rarement toutefois; et chez ces deux espèces, en plus des plantes précitées, les fourrages artificiels (luzerne, trèfle) se sont montrés doués de propriétés photosensibilisantes.

Le porc peut avoir à souffrir du fagopyrisme, et s’il faut en croire certaines observations, rapporte Cornevin, le lapin ne fait pas exception.

Comme il s’agit dans tous les cas d’une sensibilisation par voie digestive d’origine végétale, on conçoit facilement que les carnivores domestiques, chien et chat, soient à l’abri de semblables accidents dans les conditions spontanées. Ils ne font pourtant nullement exception à la loi générale, le Docteur Hilsont a pu montrer expérimentalement que la peau du chien peut comme celle de l’homme être traumatisée par des radiations normalement inoffensives lorsqu'elle à été convenablement sensibilisée.

Enfin à ces sensibilisations d’origine alimentaire nous ajouterons celles dues à lescourgeon éosiné (Titze) et les accidents d’origine médicamenteuse signalés après ingestion d'extrait éthéré de fougère mâle.

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