‹ Contribution à l'Étude de la Photosensibilisation: Chez les AnimauxChapitre 16 sur 26 · CHEZ LE BŒUF ET LE CHEVAL · texte numérisé non relu

CHEZ LE BŒUF ET LE CHEVAL

La littérature vétérinaire en ce qui concerne le fagopyrisme chez ces espèces domestiques ne renferme que. des données rares et vagues. M. le Professeur Cadéac, dans son Traité de Pathologie, note d’ailleurs que si l’affection est fréquente chez les moutons et les pores, elle est rarement observée chez les bovidés et les chèvres et exceptionnellement chez les chevaux.

Chez le bœuf, à la suite d’une consommation considérable de sommités fleuries de sarrasin, apparaissent à la surface du corps, dans les régions dépigmentées, des accidents analogues à ceux du fagopyrisme du mouton (Dechambre, Moussu): Les vaches à robe pie ne présentent de signes d’érythème qu’au niveau des parties claires de leur tégument, et les parties de peau blanche enduites expérimentalement de goudron n’offrent pas d’exanthème (Finsen).

Si dans cette espèce on n’observe pas de tuméfaction de la tête et des parties claires aussi intense que chez le mouton, on peut par contre assister à des troubles

vaso-moteurs à localisation cérébrale qui peuvent entraîner une mort rapide.

Chez le cheval, la maladie atteint les sujets dont la peau est partiellement colorée et l’inflammation tégumentairé se localise aux régions dépigmentées. En 1834, Shrebe a observé en Poméranie une épidémie de dermite sur un élevage de chevaux, elle n’épargna que les animaux de robe colorée: « Les pelotes, listes, belles faces, balzanes, taches pies, robes blanches perdaient l’épiderme, rapporte Verheyen. » |

I1 semble bien qu’on doive rapporter au fagopyrisme, ou à une autre photosensibilisation méconnue, cette observation qui montre clairement le rôle protecteur du pigment tégumentaire.

Lavalard ne sait s’il doit attribuer au sarrasin les démangeaisons qu’il à observées sur les chevaux de la Compagnie des Omnibus de Paris nourris avec du blé noir. Le Professeur Deschambre tranche la question par l’affirmative: « Les démangeaisons observées sur les chevaux sont certainement une manifestation anodinede l’intoxication par le sarrasin, dit-ildans son Traité des aliments du bétail; le bœuf est moins sensible que le mouton, le cheval peut ne pas l’être autant

que le bœuf... »

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