‹ Contribution à l'Étude de la Photosensibilisation: Chez les AnimauxChapitre 3 sur 26 · DETTE RES · texte numérisé non relu

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au rouge ; elles ne forment qu’une partie minime du spectre composé en majorité de radiations invisibles.

Au delà du rouge, le rayonnement d’une source de lumière blanche renferme encore un nombre infini de radiations qui se révèlent à nous par leurs propriétés calorifiques. C’est le domaine de l’infra-rouge qui ‘s'étend par des radiations de longueurs d’ondes de plus en plus grandes (on a pu les mettre en évidence jusqu’à 3.140.000 A.) jusqu'aux oscillations électriques de la télégraphie sans fil.

De même le violet se prolonge par les rayons dits ultra-violets que l’œil ne perçoit pas, mais que leurs propriétés chimiques et photographiques ont décelé et permis d'étudier jusqu’à 140 A.; ils s’étendent jusqu'aux rayons X et aux rayons y du radium.

Ainsi la lumière comporte une infinité de radiations formant une série continue des rayons y jusqu'aux oscillations hertziennes. Chacune d’entre elles possède dans des proportions variées les trois qualités : Zwminosité, pouvoir thermique, pouvoir actinique. Mais si l’on s’élève vers les grandes longueurs d’onde le pouvoir actinique puis la luminosité disparaissent pour ne laisser subsister que le pouvoir thermique, en allant vers les courtes longueurs d’onde le pouvoir actinique seul subsiste après la disparition progressive du pouvoir thermique et de la luminosité.

Ces constatations ont autorisé la division schématique en radiations thermiques, lumineuses vraies et

actiniques ou chimiques,

1° Les rayons infra-rouges

Si l’on chauffe progressivement un corps, il vibre, en même temps que son rayonnement calorique augmente avec la température. Ce rayonnement invisible est constitué par des radiations qui s’étendent au delà de 7.500 A. environ, c’est là que commence le domaine de l’infra-rouge. : ts

Ce qui caractérise ces radiations obscures c’est leur pouvoir thermique élevé, propriété qui à permis de les déceler au moyen du thermomètre (Herschel).

Les métaux portés au rouge émettent en abondance - ces radiations à ondes longues, aussi utilise-t-on cette incandescence des métaux pour les produire artificiellement au moyen de l’arc électrique, des lampes à filament métallique, des résistances électriques en métal.

PROPRIÉTÉS PHYSIQUES. — Quand un faisceau d’infrarouges heurte un corps quelconque, une partie des radiations est absorbée et transformée en chaleur, les autres se propagent ou traversent le milieu s’il est transparent. Ce pouvoir thermique des T. R. est utilisé pour mesurer leur pouvoir énergétique soit avec le thermomètre, soit avec des appareils plus sensibles comme la pile thermo-électrique ou le bolomètre.

Comparées aux rayons ultra-violets, les radiations longues possèdent un très grand pouvoir de pénétration. Presque toutes ces radiations nous arrivent du soleil sans déperdition, et la chaleur rayonnante se . transmet aux corps absorbants sans que la tempéra-

ture de l’air s’élève, car pratiquement ce gaz ne les absorbe pas. Toutefois si l’atmosphère renferme des particules en suspension, elle absorbe grâce à ces parcelles une partie des rayons caloriques, on éprouve alors ce sentiment de malaise commun Pété dans les villes et qu’on exprime en disant qu’il fait une « cha: leur lourde ». | |

Le verre sous les faibles épaisseurs est également transparent aux rayons ÎÏ. R. Cette faculté extrême de pénétration des rayons de gande longueur d’onde permet en photothérapie l’emploi de filtres pour éliminer les autres radiations : le verre rouge pour enlever les rayons actiniques, une mince plaque d’ébonite ou de marmorite pour supprimer à la fois rayons visibles et ultra-violets. |

Les liquides absorbent une certaine proportion de radiations caloriques ; l’eau sous une certaine épaisseur, le sérum sanguin, le protoplasma cellulaire jouissent de cette propriété qui nous explique pourquoi la pénétration des infra-rouges dans les tissus dépend de leur degré d’imbibition.

L'écran tégumentaire est traversé sans aucune difficulté par le rayonnement thermique; sa faculté de pénétration est telle que Busk à pu, en utilisant le faisceau émis par un arc électrique et concentré, impressionner une plaque isochromatique au travers du poignet au bout de 4 minutes : comme il ne peut s'agir d'ultra-violets et que les radiations n’ont pu être perçues par l'œil, c’est qu'il s’agit d’infra rouges.

La réflexion comme la réfraction ne fait perdre que

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très peu de radiations longues, aussi peut-on les concentrer à l’aide de lentilles ou de miroirs paraboliques qui augmentent encore leur pénétration.

Les infra-rouges éteignent la fluorescence du sulfure de zine qui vient d’être soumis à l’irradiation U. V. et semblent antagonistes de ces rayons. Ils semblent ne véhiculer qu’un faible potentiel d'énergie, aussi leur action chimique est-elle très peu marquée, lorsqu’on a soin d'éliminer les réactions dépendant de la

chaleur.

ACTION BIOLOGIQUE. — C’est donc de la chaleur uniquement que relèvera l’action de ce rayonnement invisible. Si, par une cireulation: d’eau, on à soin d'éviter l’accumulation de chaleur au niveau d’une culture microbienne exposée aux radiations longues, on ne constate pas d'effets bactéricides ; certains auteurs prétendent même que les rayons rouges favorisent le développement des microbes. ct

L'action des infra-rouges sur les organismes supérieurs est due au mode de transmission de l’énergie thermique qu'ils véhiculent; la chaleur produit des effets différents suivant qu’elle est transmise par con-. ductibilité ou par rayonnement. Dans le premier cas la température du tégument va s’élever et la chaleur s’étendra aux tissus sous-jacents en subissant une rapide déperdition, aussi faudra-t-il pour obtenir un effet thermique profond soumettre la surface cutanée à une température bien difficilement supportable. Dans le deuxième cas la transformation du rayonnement en chaleur se fait de façon très progressive :

une minime partie est absorbée au contact, des téguments, une autre plus pénétrante se transforme plus loin, une autre plus profondément encore, si bien qu’il se fait une répartition très régulière de l’énergie calorique. Grâce à cette diathermie on peut aller porter profondément des effets thermiques que la chaleur ‘par conduction ne permet pas d'obtenir.

Il est vraisemblable que de même que pour le spectre ultra-violet et le spectre lumineux visible, les réactions physiologiques ne sont pas les mêmes pour toutes les régions de l’infra-rouge. Nos connaissances sous ce rapport sont très peu étendues, aussi bien d’ailleurs que pour ce qui à trait aux effets propres des rayons lumineux.

D’après H. Bordier, lorsqu'un faisceau de rayons I. R. tombe sur une région du corps, on constate en premier lieu une waso-dilatation, une hypérémie intense, la peau -rougit et en même temps la température de la région irradiée s’élève fortement ; cet érythème se produit, contrairement à l’érythème U. V., instantanément, c’est-à-dire dès que les rayons sont absorbés. A la vaso-dilatation succède une sudation marquée: les glandes sudoripares sécrètent abondamment, mais la vaporisation se fait aussitôt ; lPabsorption de ‘chaleur qui accompagne ce phénomène permet de comprendre qu’un malade puisse supporter assez longtemps une irradiation prolongée sans être brûlé. ;

Le bain général de radiations longues à une action nettement déprimante, son influence prolongée abaisse le nombre des globules rouges, augmente l’élimination

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