‹ Contribution A L'Etude De La Physionomie Chez Les AliénésChapitre 14 sur 25 · PROS · texte numérisé non relu

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Le muscle de la bienveillance, dit Duchenne (de Boulogne), est l’orbiculaire palpébral inférieur; il est aussi le complémentaire de la joie franche. Cette action est toujours accompagnée d'élévation de la lèvre supérieure.

Le sourcilier n’est contracté que dans le rire très accentué ou violent. Dans ce cas, la bouche s'ouvre largement, les commissures sont fortement tirées en arrière (grand zygomatique et risorius de Santorini) et un peu en haut (grand zygomatique). C’est dans un rire modéré ou dans un large sourire que la rétraction en arrière, des commissures s'aperçoit le mieux. Cela, en effet, est d'autant plus visible que la bouche n'étant pas ouverte, les rétracteurs des commissures n'ont pas d’antagonistes et que par conséquent leur action s'accomplit entièrement.

Par suite de ces différents mouvements (principalement la contraction du grand zygomatique), les pommettes sont élevées, la face semble s'élargir et s'épanouir.

Il se forme de cette façon des plis au-dessous des yeux qui s'ajoutent à ceux qu'a produits l'orbiculaire palpébral inférieur.

Ils sont très marqués chez les vieillards dont la peau a perdu de son élasticité et conserve les rides, et sont aussi plus marqués à l'extrémité externe de la paupière inférieure. Ces plis sont éminemment caractéristiques du rire ou du sourire. En même temps les sourcils s’abaissent un peu, ce qui démontre qu'il y a participation des orbiculaires supérieurs du moins dans leur zone orbitaire.

La figure se colore, le regard est brillant, dirigé franchement en avant sur l'objet de la Joie.

Rarement le front se plisse; au contraire, le muscle frontal, en se contractant légèrement, lisse le front, arque un peu les sourcils et relève les paupières. Peut-être mème l’occipital prend-il un peu part à la production de ce phénomène.

Les muscles antagonistes du grand zygomatique principa-

de

lement (moitié inférieure des fibres dilatatrices du sphincter buccal) servent à réprimer le rire.

Enfin, la dernière classe de nos sentiments comprend ceux qui s'expriment par la tristesse.

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