‹ Contribution A L'Etude De La Physionomie Chez Les AliénésChapitre 22 sur 25 · Annales médico-psychologiques, année 1868, €. II, p · texte numérisé non relu

Annales médico-psychologiques, année 1868, €. II, p

LRO ES

le changement d'expression qui résulte de la cessation du rôle est moins frappant que celui qui s'opère chez le véritable aliéné, sous l'influence du retour à la raison.

NIIL. — Z'iquête médico-légale (Ann. médico-psych., 1869, t. II, p. 245).

Le lendemain matin, nous voyons le nommé C... dans un coin de la salle, assis près de la porte sur le bout d’un banc. Il a les bras pendants, les mains réunies entre les jambes. Il reste immobile, sans tourner ou à peine la tête, mais son regard est bien loin d'être immobile ; ses yeux vont successivement de l'un à l’autre des malades qui sont dans la salle ; 1l suit altentivement tout ce qui se passe autour de lui. Plusieurs fois, en le regardant à la dérobée, nous rencontrons son regard, qui a l'air de chercher qui nous sommes, et qu'il détourne quand nous le fixons. Il a souvent des mouvements aulomatiques des bras qui semblent bien singuliers.

L’allitude ne pouvait être comparée qu'à celle d’un aliéné en stupeur, ou d’un dément chez lequel se dessine la stupidité; mais le regard n'a pas l’atonie, la fixilé, l'hébétude de celui des individus alleints de cette forme mentale ou de celui même du simple mélancolique; la figure n’a pas non plus l'expression de celle de l'imbécile ou du dément.

À peine ne nous voit-il plus que sa physionomie quitte subitement son expression de torpeur. Son œil devient intelligent et rien ne lui échappe.

Page 1