‹ Contribution A L'Etude De La Physionomie Chez Les AliénésChapitre 5 sur 25 · SN · texte numérisé non relu

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De mème, parmi les faisceaux inférieurs nous trouvons des faisceaux accessoires du sphincter détachés de chaque côté de la symphyse mentonnière.

La direction mème de ces fibres indique le rôle qu'elles doivent jouer : ce sont elles, en effet, qui lors de la contraction du sphincter, éversent les bords rapprochés de l'orifice buccal et participent ainsi à l’action de siffler, souffler et d'embrasser (musculus osculatorius).

Le système périsphinctérien de fibres rayonnantes, que nous avons vu ébauché par les fibres accessoires supérieures etinférieures du sphincter, est plus développé à mesure qu'on s'éloigne de la ligne médiane, et les fibres groupées peuvent être considérées comme de véritables petits muscles.

Le muscle é/évateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure, dont nous avons déjà parlé plus haut, continue, par son faisceau labial d'insertion, le plan des fibres rayonnantes du sphincter buccal; il est placé en dehors des petits faisceaux accessoires supérieurs de l’orbiculaire supérieur.

Inférieurement, le carré du menton joue le même rôle. De plus, grâce à son insertion cutanée inférieure, il peut élever la peau du menton; ce en quoi il est aidé par un petit muscle vertical et situé de chaque côté de la ligne médiane, la houppe du menton, qui lui aussi par quelques fibres très faibles, se prolongeant à la face profonde de la muqueuse de la lèvre inférieure, peut apporter son aide aux fibres accessoires de l’orbiculaire inférieur pour projeter et retourner en dehors la lèvre inférieure.

L’élévateur propre de la lèvre supérieure, plus volumineux que l’élévateur commun, continue le plan des fibres radiées du sphincter.

Son insertion inférieure à la face profonde de la lèvre est en dehors de celle du faisceau de l’élévateur commun.

Il élève la portion moyenne de la lèvre, et sa contraction donne un aspect de tristesse à la physionomie. C'est, dit

= QY—

Duchenne (de Boulogne), le muscle des émotions tristes.

Le muscle canin, inséré sur la partie la plus élevée de la fosse canine, au-dessous du trou sous-orbitaire, constitue sous les muscles élévateurs de la lèvre supérieure un plan profond dont les fibres sont dirigées en bas et en peu en dehors, vers la commissure où elles semblent se confondre avec les différents faisceaux de l’orbiculaire et du grand zygomatique. Il attire en haut et un peu en dedans la commissure.

Il semblerait même se continuer avec les fibres du musele triangulaire dont nous allons parler, mais cette continuité n’est qu'apparente, comme le démontrent les expériences électro-physiologiques de Duchenne (de Boulogne).

A la lèvre inférieure, faisant pendant à l’élévateur propre, est le muscle #riangulaire des lèvres, qui abaisse la portion moyenne de la lèvre et continue sur la circonférence buccale l’action commencée sur la ligne médiane par la houppe du menton et plus latéralement par les carrés.

Le mouvement d’abaissement de la lèvre inférieure de chaque côté du triangulaire est produit par les fibres des extrémités de l’orbiculaire, devenues obliques.

Remarquons en outre que l’abaissement de la lèvre inférieure est moins prononcé que l'élévation de la lèvre supérieure et qu'il s'accompagne d'un éversement très marqué.

La lèvre inférieure appartenant à l'os maxillaire inférieur, qui est mobile et peut s'abaisser en l'entraînant, n'a pas, en effet, besoin d’avoir des moyens de déplacement aussi no0mbreux que la lèvre supérieure, qui est insérée sur l'os maxillaire supérieur immobile.

C'est pourquoi nous allons trouver à la lèvre supérieure trois muscles plus externes et plus obliques que les élévateurs et qui vont agrandir le plan des fibres rayonnantes dilatatrices du sphincter buccal, jusqu’à la ligne horizontale

où nous verrons intervenir un dernier muscle dont l’action

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