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le prolongement pulmonaire qui sert d’obturateur.
L'observation de MM. Du Bourguet et Legrain montre que, lorsque la plaie est récente, petite et non infectée, l'excision de la hernie pulmonaire au thermocautère, faite aussi près que possible de la paroi thoracique, suivie de la suture des bords cutanés dela plaie, peut, en cas de nécessité, remplacer la ligature élastique quireste évidemment le procédé de choix dans la pratique courante.
Si on envisage le cas où il n'existe pas de plaie, que la hernie soit consécutive à un traumatisme (contusion) qu'elle soit spontanée ou congénitale, ici encore la hernie sera ou ne sera pas étranglée.
Si la hernie est étranglée, l'intervention s'impose on se contenterait de débrider l’étranglement et de rentrer le poumon s'il était sain; on réséquerait celui-ci s'il était malade. Si la hernie n’est pas étranglée, on peut discuter l'opportunité d’une cure radicale. La hernie du poumon n'a aucune tendance à la guérison spontanée; elle prédispose à certaines affections pulmonaires, elle constitue une infirmité sérieuse en mettant obstacle à tout travail pénible: les pelotes, bandages et autres moyens de contention ne donnent que de médiocres résultats et ne peuvent être employés quand la hernie n’est pas réductible. La cure radicale paraît avoir donné de bons résultats. Tuffier (29) en donne le manuel opératoire : 1° Incision parallèle aux côtes et croisant le sommet de la tumeur; 2° Dissection des plans musculo-cutanés, aponévrotiques et isolement du sac ; 3° Isolement et décollement du feuillet pariétal autour de l'anneau; 4° Réduction du poumon, ligature
Vo 5
Poe TA.
de la plèvre sans l'ouvrir au-dessus de l'anneau; 5° Fermeture des parois thoraciques et réunion sans bandage.