‹ Contribution à l'étude de la pneumectomieChapitre 19 sur 59 · PUR ES · texte numérisé non relu

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pneumectomie doit être réservée. Le plus souvent l'intervention ne sera pas décidée d'avance, mais Si, au cours d’une ablation de tumeur siègeant sur la paroi, on s'aperçoit que celle-ci se prolonge dans la cavité thoracique, on doit réséquer le nombre de côtes nécessaire pour atteindre le prolongement intra-thoracique. Quant à la conduite ultérieure nous la discuterons plus loin.

Que penser de l'intervention chirurgicale dans les cas précités? Pour ce qui est des tumeurs des parois thoraciques elles-mêmes secondaires, on peut dire qu'elles ne sont justiciables d'aucune intervention ou mème qu’elles contrindiquent une exérèse portant sur le foyer primitif. (Quénu et Longuet)(32). Il est de règle par exemple de s'abstenir en présence d’un cancer du sein qui a envahi les côtes. Néanmoins la malade de Gœpel (obs. XVI) et celle de Heinrich et Gross (obs. XIV) étaient vivantes un an et demi après l'intervention. De même Schéde en 1885 opéra également pour une récidive du cancer du sein; le plastron thoracique fut enlevé sur une surface mesurant les dimensions de la main. Le lambeau cutané reposait directement sur le poumon sous-jacent et un an après l'intervention, la malade ne présentait aucune récidive. Il s’agit là d'exceptions et l’abstention en pareils cas sera toujours une conduite chirurgicale très judicieuse.

L'extirpation des tumeurs primitives sternales ou costales avec propagation au poumon, bien que plus rationnelle, reste toujours dangereuse en raison de Îa fréquence du pneumothorax total dû au défaut d'adhérences des feuillets pleuraux en dehors des limites du néoplasme. Après la pénétration de l'air dans la

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