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substances toxiques fabriqués par l'agent eausal de la paeumonie, et d'autre part rétention considérable d'urée ; et le malade estemporté par l'urémie. Tel parait être le cas du malade de Chantemesse dont nous avons résumé l’observalion à propos de la pneumonie imsidieuse {obs. I.
Cette atteinte rénale n’est pas d'allure constante dans la pneumonie des diabétiques : Merklen insiste, dans son cas, sur l'absence d’albuminurie pendant tout le cours de la maladie. [1 fait jouer, à cette intégrité de l'épithélium rénal, un rôle important dans l'issue favorable de la maladie; il insiste sur les soins tout particuliers que lon doit apporter à favoriser l'élimination rénale chez les pneumroniques diabétiques.
En dehors de ces trois facteurs d'aggravation et de mort chez le diabétique pneumonique, il faut : comme le faisait remarquer M. le professseur Rauzier dans sa leçon clinique, en ranger quelques autres qui, pour n'être pas classiques, n'ont pas moins leur importance.
Tout d’abord un facteur cardiaque : On à oublié peut-être un peu trop dans l'étude de la pneumonie du diabétique, ce vieil adage si banal pour la pneumonie a frigore : « Si le mal est aux poumons, le danger est au cœur. » En fait, le malade de MM. Rauzier et Roger à ‘succombé, pendant le décours de sa pneumonie, à une insuffisance soudaine du cœur, déjà suspectée pendant
le cours de la maladie à cause de la fréquence du pouls et ayant nécessité l'injection d'huile camphrée : à l'autopsie le cœur élail dilaté, flasque, avait une teinte feuille morte et le poumon présentait ‘un mélange de stase et de fluxion un peu analogue à celui des pneumonies hypostatiques.
À cet élément cardiaque s'en ajoutent et se mêlent deux autres : Partlériosclérose et l'obésilé. Ges facteurs com-
mandent d'ailleurs le plus sonvent le facteur cardiaque, en y produisant l’un la myocardite interstitielle, Fautre la surcharge graisseuse, comme chez le malade de MM. Rauzier et Roger. Artério-selérose el obésité étant fréquents chez les diabétiques, il est étonnant que ces deux facteurs n'aient pas été plutôt indiqués.
Il. ACTION DE LA PNEUMONIE SUR LE DIABËTE
La pneumonie, comine la plupart des maladies fébriles, diminue la glycosurie, el, souvent même, fait disparaitre complètement le sucre des urines, pendant toute la durée de l'infection. Un malade de Lépine excrétail 300 gr. de sucre par jour avant sa pneumonie el en moyenne 28 gr. d’urée (soit un rapport moyen de 1250 de sucre pour 100 durée) : pendant toute sa pneumonie, bien qu’à linanition, 1l excréta 150 gr. de sucre et 34 gr. d'urée {soit un rapport de 450 pour 100 d’urée). Un malade de Merklen vit cesser sa glycosurie pendant que les symptômes généraux et locaux étaient à leur maximum; le sucre réapparut el augmenta à mesure que s’atténuaient les symptômes de la pneumonie et que s’installait la défervescence. ; \
Par contre un malade de Naunyn vit son sucre passer de 500 à 800 gr. pendant sa pneumonie. L'observation, tout à fait exceptionnelle vaut la peine d'être rapportée.