OBSERVATION VI
Naunyn, Pneumonie chez un diabétique avec augmentation du sucre. in Articie Diabète de Nothnagel spezielt pathologie {obs, 61, p. 228
Homme de 44 ans. Depuis 8 mois, soif, polvurie et
amaigrissement. Aueun organe atteint.
Le 14 juin à midi, frisson, 105, point de côté, Loux. Le 16-juin, crachats rouillés, signes de pneumonie de la base gauche en arrière. La fièvre se maintient jusqu'au 18 le soir entre 39° et 40°, avec le matin rémission jusqu'à la normale ; la pneumonie occupe tout le lobe inférieur du poumon gauche, Chute critique le T8, disparition des crachals pneumoniques, résolution normale et: rapide,
convalescence.
Date Quantité Densité Sucre Température
d'urines par 24 h.
13 1.0 103 545 normale.
“14 11,1 1028 750 40°5 15 12,5 1026 837 36 39°4 16 10,7 1028 639 373 395 17 9,2 1025 : - 542 366 389 18 9,6 1024: 585 364 375 19 0:95 «21026 270 normale.
A partir du 22, régime sévère qui fait rapidement tomber le sucre le 22 à 250, le 23 à 80, le 24 à 50, le 30 à O gr. Le 3 juillet, par suite d’un écart de. régime, 20 gr. de sucre, mais par la suite le sucre disparait de Purine.
Fait plus intéressant, « la pneumonie, peut après guérison exercer une influence favorable sur le diabète, en faisant diminuer la glycosurie. Cette influence, démontrée dans les expériences de Nebelthans, de Richter, se retrouve dans les observations de. Senalor. Cet auteur constata toujours une diminution considérable de la glvcosurie. D'autres observations appuient celte manière de voir, ce sont celles de Bleiweitz et de Patello et Lodoli. Il semble donc que la pneumonie puisse agir d’une façon favorable sur le diabète ; lobservalion rapportée par Karl Glaesner en est une nouvelle démonstration. Chez une diabétique de 54 ans, Fapparition d'une pneumonie entraine une diminution de la glycosurie, non seulement passagère, mais persistant encore trois mois après la fin de la pneumonie, malgré le maintien d'un même régime. » (Richardière et Sicard).