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2 Diagnostic du diabète. — Un individu présente les symptômes d'une pneumonie plus ou moins franche, au milieu d'une bonne santé apparente ; il est important de savoir dépister chez lui le diabète à cause du pronostic plus grave qu'entraine la glycosurie. Dans quelques rares cas, l'odeur acétonique de l’haleine, plus souvent la quantité anormale d'urine (pour une infection se traduisant par de l'oligurie) mettront sur la voie. Mais généralement c'est l'analyse d'urine seule qui permet le diagnostic ; lon est étonné de retrouver alors, dans les antécédents du malade. quelques troubles diabétiques qu'un prémier imterrogatoire bien conduit, mais forcément restreint, n'avait pu faire découvrir. Il faut donc chez lout pneumonique rechercher le sucre avec autant de soin que l’on recherche l’albumine. C'est une habitude assez usitée à l'hôpital, mais qui n’est peut-être pas assez répandue en clientèle. C'est cela seul qui dans le cas de MM. Rauzier et Roger a fait découvrir un diabète latent.
De ce qu'un pneumonique présente du sucre dans les urines il ne’faut pas conclure qu'il s'agit toujours d'un diabétique. Notre maître M: le professeur Rauzier a vu, chez plusieurs pneamoniques, une glycosurie transitoire s'installer et disparaître avec la maladie. Gazetti rapporte l'histoire d'un pneumonique de 45 ans, chez qui, au 6° jour de Ta pneumonie, on vit apparaître des traces de sucre. Rapidement la quantité augmenta et au 9° jour, lors de la défervescence, le taux du sucre atteignit 15 gr. par litre. Celle glycosurie diminua rapidement et l'urine était revenue normale au onzième jour. L'épreuve de la glycosurie alimentaire tentée après complète œuérison demeura absolument négative. Ce sont là des faits exceptionnels et pour lesquels la disparition ultérieure de la glycosurie permet de reviser le diagnostic.