‹ Contribution à l'étude de la polyarthrite aiguë tuberculeuseChapitre 11 sur 29 · RT · texte numérisé non relu

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L'aspect de ces malades donne tout à fait l'allure de la maladie de Bouillaud.

Suivant l’âge du malade on peut dire que l’évolution parait se faire d'autant plus fatalement vers la tumeur blanche que le sujet est plus jeune.

La polyarthrilte aiguë hydarthrosique doit son individualité à l'allure générale de son évolution. Après une phase polyarticulaire aiguë, le processus se cantonne à une ou deux articulations sous forme d’hydarthroses curables. Cette évolution est d'autant plus curieuse que l’inoculation du liquide articulaire provoque une tuberculose typique chez le cobaye. Nous décrivons cette forme d’après deux observations : celle de Drsuraroy et GRIFFON et la nôtre. \

Il s’agit d'individus plus âgés que dans les formes précédentes. Ces malades ne présentent aucun antécédent bacillaire. Nous avions examiné avec soin notre malade ; il ne présentait aucun signe clinique ni radiologique.

L'évolution se fait par grandes poussées polyarticulaires durant de cinq à huit mois. Avant de présenter une poussée franche, notre malade avait présenté toute une gamme de petits épisodes articulaires : simples arthralgies fugaces ou petites poussées polyarticulaires, soit encore de petites hydarthroses transitoires. Dans le cas de DieuLcaroy, leur malade, un mois avant la phase aiguë, commença à présenter par petites poussées, des douleurs mobiles d’une articulation à une autre.

A la période d’état les articulations atteintes sont chaudes, globuleuses, impotentes. Elles sont le siège de douleurs spontanées peu intenses, mais que la mobilisation de l’article avive.

Comme dans les autres forces, ce sont encore ici les grosses articulations des membres qui sont touchées. Tout au début de l’accès, l'affection a une allure voyageuse comme dans le rhumatisme franc. Mais les déterminations articulaires perdent vite ce caractère ; elles tendent de plus en plus au cours de l'accès à frapper les mêmes articulations qui finissent par rester cons-

tamment globuleuses.

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